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    Les Américains réapprennent à épargner

    Par L'Economiste | Edition N°:3332 Le 03/08/2010 | Partager

    . Le taux d’épargne est passé de 5,5 à 6,2%. Le PIB a crû seulement de 2,4%L’économie des USA peine à remonter la pente après la récession. La croissance a été plus modeste au deuxième trimestre 2010. Selon les premières estimations du département du Commerce, le PIB a crû «seulement» de 2,4% en rythme annuel sur les trois derniers mois. Ce qui le démarque d’un premier trimestre révisé à la hausse à 3,7%, contre 2,7% précédemment et d’un quatrième trimestre 2009 revu à 5%. La croissance est plombée par le commerce extérieur et un ralentissement de la consommation. Alors où trouver les relais de croissance? D’autant plus que le plan de relance budgétaire touche à sa fin et les entreprises semblent bientôt avoir fait le plein des stocks. Les exportations sont en hausse de 10,3%, mais les importations ont progressé davantage, de 28,8%. Ce qui montre que les entreprises, investissant à nouveau en équipements et en logiciels (+20%), en importent une bonne partie. Cela doit être vrai aussi pour les ménages qui dépensent encore, même si la consommation intérieure n’a progressé que de 1,6% sur les trois derniers mois. Sur les six premiers mois de l’année, les dépenses des ménages n’ont progressé que de 1,8%. Il faut dire que les Américains économisent davantage. Le taux d’épargne est passé de 5,5% à 6,2%. La récession a été bien plus profonde que prévu. L’économie américaine s’est finalement contractée de 4,1% (contre 3,7% initialement calculé) entre le quatrième trimestre 2007 et le deuxième trimestre 2009. En 2009, les dépenses des ménages ont reculé de 1,2%, soit le double de ce qui a été projeté initialement et le plus grand déclin depuis 1942. Le débat est lancé entre les tenants des plans d’austérité pour réduire le déficit fédéral et ceux qui veulent soutenir une croissance jugée trop faible pour créer des emplois. De son côté, le président américain Barack Obama a de nouveau plaidé pour une loi qui soutient les PME. Elle reviendra devant le Sénat à l’automne et prévoit 12 milliards de dollars de réductions d’impôt et 30 milliards de dollars de prêts.Un rapport du Fonds monétaire international publié vendredi dernier sur les Etats-Unis a souligné que les banques régionales pouvaient manquer de capitaux, ce qui fragilise le tissu entrepreneurial. Selon les «stress tests» menés par le Fonds aux Etats-Unis dans le cadre de son programme d’évaluation du système financier, les banques pourraient avoir besoin d’une recapitalisation de 76 milliards de dollars. Le Fonds recommande à l’administration américaine d’être particulièrement vigilante vis-à-vis de nouvelles détériorations. Le FMI recommande aux régulateurs de surveiller étroitement les petites institutions qui n’ont pas accès aux marchés financiers. F. Z. T.

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