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    Economie

    Les abeilles du Gharb se mettent en grève

    Par L'Economiste | Edition N°:3341 Le 16/08/2010 | Partager

    . Conséquence de la canicule qui sévit dans la région. Elle assure 60 à 70% de la production nationale du miel LES abeilles du Gharb souffrent de la chaleur. Par conséquent, elles produisent moins et l’on craint, si le mercure continue à monter, une forte baisse de la production du miel. La région, qui en assure 60 à 70% de la production nationale, a subi de plein fouet les effets de températures extrêmes. En effet, les abeilles ne supportent pas non plus le froid. Ainsi, la récolte du mois de juin n’a pas été fameuse: 5 à 8 kg de miel par ruche au lieu de 12,5 à 20 kg. «En cause, les basses températures enregistrées durant un hiver pluvieux et froid», explique-t-on auprès de l’Office de mise en valeur agricole du Gharb. Un froid qui a malmené la production de miel d’eucalyptus. Du coup, les prix des produits issus des autres plantes ont amorcé une tendance à la hausse. Stade, exploitation apicole, ces prix sont négociés entre 70 et 80 DH/kg contre 40 à 50 DH habituellement. Les choses ne risquent pas de s’améliorer. Pour la saison en cours, les apiculteurs de la région sont pessimistes et n’attendent pas une grosse récolte. Surtout, ceux qui ne disposent pas de points d’abreuvement à proximité de leur élevage apicole. «Par période de forte chaleur, l’abeille s’abstient de produire», explique un technicien de l’Office. Tout au plus, elle concentre ses efforts pour assurer sa survie. Constat que corrobore un apiculteur de Fès Saïss. «Les ruches sont pratiquement asséchées», dit-il. «Et les abeilles ne semblent pas pressées de reprendre du service. Du moins tant que le thermomètre affiche des températures élevées», ironise un négociant en miel. En attendant, le Gharb assure par année normale une production de miel estimée à 1.000 tonnes/an. La région compte près de 80.000 ruches modernes et 5.600 traditionnelles. Globalement, le Gharb concentre 55% des apiculteurs et 95% des ruches modernes. C’est la première région apicole du Maroc. Elle se distingue par la présence d’une flore mellifère abondante et diversifiée: forêt d’eucalyptus, plantations agrumicoles, tournesol et bersim.Dans l’Oriental, où les élevages modernes prédominent à raison de deux tiers par rapport à l’effectif traditionnel, les chaleurs n’ont pas eu d’impact sur les abeilles. «Les élevages apicoles y sont menés pour l’essentiel dans des espaces forestiers ou arboricoles», précise-t-on auprès de l’Office régional de mise en valeur agricole de Moulouya. Dans cette région, la valeur de la production annuelle est estimée à près de 15 millions de DH. Là aussi la flore mellifère est diversifiée et requiert même dans certaines zones la caractéristique de produit de terroir. Il en est ainsi du romarin de Debdou. Autre atout de l’Oriental, la race la plus rencontrée est «Apis mellifica intermissa». Celle-ci se distingue par son adaptation au contexte environnemental de la zone. Elle est résistante à la sécheresse et ses exigences sont modérées. Enfin, pour ce qui est du Souss et du Tadla, deux autres grandes régions apicoles, on n’a pas pu obtenir d’indication quant aux effets de la canicule.


    Abeille jaune

    POUR rappel, le Souss demeure une région à vocation apicole par excellence vu l’étendue de ses parcours, sa diversité biologique et l’échelonnement des floraisons tout au long de l’année. La région fait partie de la zone berceau de la race d’abeille dite «jaune» ou saharienne. Elle abrite également, depuis 1850, le plus grand rucher collectif du monde situé dans la tribu d’Ida Ouziki à 100 km de la ville d’Agadir. Seulement en début d’août, un grand incendie a ravagé plus de 400 hectares de forêts et avec eux de nombreuses ruches. Pour l’heure, le montant des dégâts n’a pas été estimé.A. G.

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