×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Le Trésor fait monter les taux

    Par L'Economiste | Edition N°:3341 Le 16/08/2010 | Partager

    . Ses levées ont atteint 57,7 milliards de DH à fin juin . Il aurait besoin de 60 milliards de DH au second semestre. La dette intérieure s’établit à 285 milliards de DH en hausse de 7% en six mois Le Trésor payerait-il chère sa dette? Les taux d’intérêts ont progressé de 9 et 14 points de base pour les maturités courtes et moyennes au terme du premier semestre. La hausse s’est située entre 64 et 78 points de base pour les bons du Trésor à long terme. Certains analystes jugent le niveau actuel des taux acceptable comparé à un taux directeur qui se situe à 3,25%. Mais le risque de surchauffe n’est pas à écarter. Et ce n’est en rien une bonne nouvelle pour les finances publiques qui doivent déjà composer avec le recul des recettes fiscales et la hausse de la charge de compensation. De plus, les besoins du Trésor sont généralement plus importantes vers la fin de l’année ce qui ne devrait pas manquer d’impacter le niveau des taux. Selon une source du marché, «le Trésor aurait besoin de 60 milliards de DH brut au second semestre».A fin juin, l’encours de la dette intérieure du Trésor s’est établi à 285,1 milliards de DH en hausse de 7% soit 18,7 milliards par rapport à décembre 2009.L’encours des bons par adjudication représente à lui seul 96% de la dette. Il s’est chiffré à fin juin à 275 milliards de DH, soit 17 milliards de plus qu’en décembre 2009. Les autres instruments de la dette, notamment les bons à 1 an socioéconomique, la réserve d’investissement ou encore la dette extérieure détenue par les résidents se sont établis à 10,1 milliards de DH en hausse de 1,6 milliard par rapport à fin décembre. Depuis 2009, la dette intérieure du Trésor a amorcé une phase ascendante après les baisses de l’encours enregistré en 2007 et 2008.Au terme des six premiers mois de l’année, les souscriptions au titre des bons du Trésor ont atteint 57,7 milliards de DH contre 36,6 milliards de DH à la même période l’année dernière. Les investisseurs se sont plus portés sur les maturités à court et moyen terme qui ont représenté 85% du total soit 48,9 milliards de DH. Par ailleurs, la durée de vie moyenne de la dette intérieure s’est dégradée de 5 mois en un an pour s’établir à 5 ans 2 mois à fin juin. La baisse est imputable au manque de visibilité des investisseurs. A cet effet, l’intérêt s’est orienté vers les maturités à court terme. Non seulement parce qu’elles limitaient les risques, mais elles offraient de meilleurs rendements, relève un analyste.


    Long terme

    Depuis l’indexation du taux des crédits à celui du marché interbancaire, le Trésor a toute latitude pour s’endetter sur le long terme. Des maturités sur lesquelles il n’était plus revenu depuis 2007 afin d’éviter une surchauffe des taux des crédits. Depuis la reprise des souscriptions sur les maturités longues, elles ont représenté à fin juin 10% du total des souscriptions. L’encours des adjudications sur le long terme représentait 160,2 milliards de DH à fin juin sur un total de 275 milliards de DH. En outre l’encours de la dette intérieure à long terme s’est situé au terme du premier semestre à 110 milliards de DH soit 39% du total. Ce niveau est en baisse de 4% par rapport à fin décembre.F. Fa.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc