×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie Internationale

    Le trafic aérien international reprend de l'altitude

    Par L'Economiste | Edition N°:227 Le 25/04/1996 | Partager


    Les compagnies aériennes régulières ont dégagé en 1995 des résultats records sur leurs lignes internationales: 5,2 milliards de Dollars (1$US=8,80DH) pour un chiffre d'affaires de 129,6 milliards, selon l'Association Internationale des Compagnies Aériennes (IATA).
    En fait, tous les indicateurs de la profession sont positifs. Le trafic a augmenté de 8,4% et la capacité totale de 8,3%. Le taux de remplissage des avions a atteint le niveau inespéré de 70% et la recette unitaire s'est améliorée de 3% pour des coûts en hausse de 0,5%.
    Finies donc les années noires du début de la décennie. Avant de redevenir bénéficiaires en 1994 avec un résultat de 1,6 milliard de Dollars, les membres de l'IATA avaient en effet perdu 15,6 milliards entre 1990 et 1993.
    Cette année, le trafic aérien international devrait progresser de 8,1%. L'IATA table en outre sur un bénéfice global de 6 milliards de Dollars pour un chiffre d'affaires de 140 milliards. Si ces objectifs sont réalisés, indique M. Pierre Jeanniot, le directeur général de l'Association, "85% de la perte cumulée entre 1990 et 1993 aura été rattrapée".

    L'Association s'attend toutefois à une légère baisse du taux de remplissage des avions. "Nous avons probablement atteint un maximum en 1995", fait remarquer M. Jeanniot. Les compagnies ont passé des commandes de nouveaux appareils (714 en 1995) dont il faudra assurer le remplissage, et la concurrence promet de s'exacerber.
    Pour maintenir leurs coûts à des niveaux raisonnables, les transporteurs aériens réfléchissent à de nouvelles sources d'économies. En période de vaches maigres, les efforts de productivité ont porté essentiellement sur le personnel. Maintenant que les compagnies ont retrouvé la voie des profits, il est peu probable que les salariés acceptent de faire de nouvelles concessions. Selon Le Monde, la réflexion qui est aujourd'hui engagée est axée sur les coûts de distribution.
    Les transporteurs américains ont vite mis en oeuvre des mesures allégeant leurs coûts de distribution, selon le quotidien français. Ils ont, entre autres, pensé à réduire les commissions aux agences de voyages, à mettre en place un ticket électronique pour éliminer tous les frais de paperasserie et à installer des systèmes de réservation sur PC qui excluent de facto le recours aux agences de voyage.

    Hakima EL MARIKY

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc