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    Politique

    Le Souverain fixe le cadre de l’«Etat stratège»

    Par L'Economiste | Edition N°:3331 Le 02/08/2010 | Partager

    . Encourager l’initiative privée et donner de l’impulsion. Le cap: accélérer la mise en œuvre des différents plans sectoriels . Lutter contre les précarités et l’exclusion socialeC’EST un véritable discours-bilan qu’a prononcé le Souverain à l’occasion de la dernière fête du trône. D’abord, les grands choix effectués par le Maroc au cours de ces dernières années ont été réaffirmés avec un souci manifeste de mise en perspective. La politique des grands chantiers structurants, mais aussi l’ouverture démocratique auront caractérisé les 11 ans de règne. Le discours royal a abondamment expliqué les enjeux. Un message récurrent: l’Etat dans ses fonctions de facilitateur, de constructeur, sera présent pour donner à l’initiative privée et au pays les moyens de construire son avenir. Cet «Etat stratège» n’a pas vocation à se mêler de tout. Mais son rôle reste capital: il fixe les grandes orientations de développement, donne de l’impulsion, assainit l’environnement des affaires, aménage les conditions de compétitivité et d’attractivité de l’économie. A ce propos, le premier test sera la prochaine charte de l’investissement en cours d’élaboration. Les gisements doivent avant tout converger vers le renforcement des droits socio-économiques et culturels des citoyens. D’où la nécessité, a insisté le souverain, «de travailler sur deux piliers». D’une part, placer les citoyens au coeur des politiques de développement. A ce titre, les actions de l’INDH sont réaffirmées, mais feront aussi l’objet «d’actions d’évaluation et de réajustement dans la perspective d’une généralisation sur l’ensemble du pays». D’autre part, renforcer le décollage et la mise à niveau économique. Le Souverain a d’ailleurs insisté à plusieurs reprises sur l’importance des stratégies sectorielles: Maroc Vert, Halieutis, Emergence, Logistique ou la prochaine «Vision 2020» pour le tourisme. Ces plans sectoriels constituent la colonne vertébrale des politiques publiques. Au gouvernement et au Parlement, le Souverain demande d’accélérer le rythme de leur mise en œuvre. Pour y arriver, il y a quelques préalables dont le pays ne peut faire l’économie. Ils s’articulent autour du triptyque compétitivité, gouvernance, mise à niveau des ressources humaines. Le déficit de la productivité mine les efforts de création de richesses. Les industries exportatrice -textile, agroalimentaire, par exemple- peinent sur les marchés extérieurs en dépit d’intenses efforts de promotion et de veille. A elle seule, la productivité n’est pas suffisante pour enrayer les pertes de parts de marché ou garantir une présence sur les grands marchés mondiaux. Encore faut-il faire preuve d’originalité, de créativité, de diversification. Du coup, cela justifie l’autre grand dossier auquel a fait référence le souverain, en insistant avec franchise sur « la responsabilité collective», les RH. Question qui renvoie par ricochet à la qualité du système éducatif. La réforme, on le sait, est balbutiante. Mais l’école, il est vrai, ne peut pas éduquer, expliquer tous les maux de la société, tout réparer: le flou des valeurs, la démission des parents. Sur le plan économique, le message sans doute fort du souverain, c’est que ces chantiers de développement doivent se traduire par une amélioration des conditions de vie, par la création d’emploi pour les jeunes. Pour l’instant, et c’est à lier avec les déficits de l’école, les grands chantiers structurants n’arrivent pas à endiguer le chômage de cette catégorie. Ces projets créent beaucoup de postes d’emploi, mais qui ne sont pas tous pourvus faute de qualification. Dans cette bataille, le Maroc ne manque pas d’atouts avec le souci réaffirmé de développement durable. Il y a des gisements de croissance verte, a souligné le souverain, qui a appelé le gouvernement à concrétiser la charte nationale pour l’environnement et insisté sur l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Un autre atout porte sur la crédibilité, «à exploiter judicieusement», du secteur bancaire et financier national et de l’attractivité Maroc. Pour capitaliser sur ces atouts, un axe majeur portera sur les défis de l’ouverture, et la nécessité de restructurer les secteurs fragiles. Un autre sur la poursuite des grandes réformes. En tête figure la bonne gouvernance. C’est ce souci que traduit le projet de régionalisation, de réforme de la Justice, ou de mise en place du Conseil économique et social.


    Dans le discours

    - Justice: «Nous sommes également attachés à la réforme de la justice qui est la clef de voûte de la suprématie de la loi, veillant à ce qu’elle évolue dans la bonne direction et selon un agenda précis». C’est donc un calendrier de réformes qui est attendu du gouvernement.- Intégrité territoriale: «Le Maroc continuera à défendre sa souveraineté, son unité nationale et son intégrité territoriale avec la détermination de ne pas renoncer au moindre pouce de son Sahara».M.B./A.S.

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