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    Economie

    Le Souss en force dans les grandes écoles

    Par L'Economiste | Edition N°:3346 Le 24/08/2010 | Partager

    . 129 élèves admis. La Fondation du Sud les a pris en charge Encadrer les élèves excellents venant des régions enclavées pour leur permettre de passer le maximum de concours d’accès aux écoles supérieures. C’est l’ambitieux objectif de la Fondation du Sud dans son volet culturel. Une initiative née après un constat: beaucoup d’élèves du milieu rural réussissent leur bac avec mention. Or, faute d’information et aussi de moyens, ils ont rarement l’occasion de passer des concours pour intégrer les facultés de médecine, pharmacie, ou encore les grandes écoles d’architecture, d’ingénieur ou autres. La plupart d’entre eux, au mieux, atterri au centre de formation des instituteurs ou à la fac alors que leurs capacités intellectuelles leur auraient permis une meilleure ascension et un meilleur avenir. Cas de cette jeune fille de Ouarzazate qui, avec un 19 sur vingt de moyenne au baccalauréat, s’est retrouvée à la faculté.Cette opération va dans le sens de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) puisqu’elle s’adresse principalement aux personnes démunies et sans soutien matériel. Ainsi, pour la deuxième année consécutive, des élèves venant, entre autres, des délégations de Chtouka-Ait Baha, Ouarzazate, Zagora, Kalaât Magouna… et aussi des régions du sud ont eu l’occasion de tenter leur chance et de réussir. Cette année, sur les 906 élèves ayant déposé leurs demandes, 286 ont été sélectionnés par les concours. 262 ont effectivement passés quelque 535 concours en 23 séances différentes. Finalement, 129 élèves ont été admis et 93 sont sur liste d’attente. En effet, l’excellence est le deuxième critère demandé pour pouvoir bénéficier d’une prise en charge par l’association. Le coût global de l’opération, qui a eu lieu en juillet 2010, est de 550.000 DH dont 50% financés par la Fondation du Sud. En coordination avec l’Académie régionale de l’enseignement et la formation (Aref) de Souss-Massa-Draâ, 6.000 CD ont été préalablement distribués dans les lycées ciblés de la région Souss-Massa-Draâ et des provinces du Sud. Quelques établissements n’ont cependant pas suivi car l’information n’est pas arrivée aux élèves. «Nous avons besoin de la collaboration totale des corps administratifs des lycées pour faire diffuser l’information qu’ils reçoivent», dit Aziz Aboulmajd, membre de la Fondation du Sud et responsable de l’opération. Le manque d’information participe à l’échec en quelque sorte. Et d’ajouter: «Le secret c’est de faire passer le maximum de concours à chacun de ces bacheliers qui représentent une intelligentsia à mettre en avant. Ils ont droit à autant de chance que les élèves du milieu urbain».Une importante logistique a donc été mise en place afin de permettre aux candidats de passer les différents concours dans différentes villes du Royaume, (Casablanca, Tanger, Marrakech, Safi …). «C’est une vraie course contre la montre surtout quand un même élève doit passer différents concours dans différentes villes et sur une courte durée», souligne Driss Bouti, secrétaire général de la Fondation du Sud. Certaines écoles ont en plus tendance à annoncer les noms des candidats sélectionnés le jour même du concours. Une situation stressante surtout pour les élèves des régions les plus éloignées.De notre correspondante, Fatiha NAKHLI

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