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    Enquête

    Le SNE-Sup suspend son mouvement de protestation

    Par L'Economiste | Edition N°:701 Le 10/02/2000 | Partager


    · Il a obtenu des promesses concrètes après la grève des 2 et 3 février
    · En attendant, le comité administratif du syndicat rendra publique le 19 février sa position concernant le dialogue avec le gouvernement


    Des avancées sont enregistrées dans le débat entre le SNE-Sup, le syndicat des enseignants du supérieur et le gouvernement. C'est en tout cas ce qui se dégage de la conférence de presse tenue le 9 février à Rabat pour dresser le bilan de son mouvement de protestation. A la suite de leur grève des 2 et 3 février, les syndicalistes ont tenu des réunions au niveau de la Primature du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique. Ils ont également été reçus par le président de la Commission Education-Formation, M. Abdelaziz Méziane Belfkih. Selon M. Lakbir Bezzaoui, secrétaire général-adjoint du syndicat "ces rencontres ont été positives". Le SNE-SUP a obtenu des promesses sur quatre dossiers de son cahier revendicatif. Il s'agit de la promotion interne, de l'octroi d'années supplémentaires pour le calcul de l'ancienneté, de la prolongation de la période transitoire pour la soutenance du doctorat et l'admission des maîtres-assistants pour les examens d'aptitude. Ces avancées ont permis de suspendre le mouvement de protestation que comptait poursuivre le SNE-Sup.
    Toutefois, soulignent les membres du syndicat, c'est la concrétisation de ces différents points à travers des décrets rectificatifs qui décidera de la position du Comité administratif. Cette instance du syndicat doit d'ailleurs se réunir le 19 février pour évaluer des résultats de ces différents dialogues. Il est à rappeler que la grève avait été décrétée pour trois principaux dossiers. Le premier concerne la réforme de l'enseignement supérieur. A ce niveau, le syndicat reproche au Ministère de ne pas l'avoir associé à l'élaboration du projet de loi sur l'enseignement supérieur dans le cadre de la Charte Education-Formation. Le deuxième dossier a trait à la multitude de points en suspens résultant de la réforme du statut de l'enseignant-chercheur du 20 février 1997. C'est le cas notamment de la demande d'équivalence pour les diplômés du Doctorat français et de la motivation des enseignants. S'y ajoute enfin la gestion des institutions universitaires. Le SNE-Sup réclame plus de transparence, de démocratisation et d'autonomie des Universités et ce, par l'introduction d'élections pour les différents niveaux de responsabilité au sein de ces établissements.


    Circulaire du Premier ministre: Pas d'inquiétude chez les enseignants

    Si le corps paramédical a protesté contre la circulaire du Premier ministre interdisant aux fonctionnaires de cumuler deux fonctions, les enseignants qualifient cette décision de positive. C'est d'ailleurs la position affichée par plusieurs responsables syndicaux aussi bien au niveau de l'enseignement supérieur que du secondaire et du primaire. Selon eux, cette décision favorisera le recrutement des diplômés chômeurs. Toutefois, précisent-ils, l'application de cette circulaire doit être accompagnée d'une amélioration des conditions matérielles des enseignants.
    A rappeler que la plupart des professeurs qui enseignent dans les écoles supérieures privées sont liés par des conventions à ces institutions.

    Malika EL JOUHARI

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