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    Le règne des agences de notation vacille

    Par L'Economiste | Edition N°:3339 Le 12/08/2010 | Partager

    . Quatre régulateurs bancaires se passeront de leurs services au Etats-Unis. Proposition d’un nouveau système d’évaluation QUATRE régulateurs bancaires aux Etats-Unis ont annoncé, mardi dernier, vouloir se passer des agences de notation pour évaluer la solidité financière des banques.En effet, la banque centrale (Fed), la FDIC, et deux branches de régulation bancaire du Trésor appelées à fusionner (OCC et OTS) ont publié une proposition de nouveau règlement, soumis à enquête publique, qui jette les bases d’un nouveau système d’évaluation qui ne soit pas celui des agences de notation.Si ce règlement était adopté, ces régulateurs auraient l’obligation de «supprimer» les références aux notes de Moody’s, Standard and Poor’s et Fitch, et de «leur substituer des normes uniformes de fiabilité financière, là où c’est faisable», qui leur soient propres.Les quatre régulateurs ont pris cette initiative dans le cadre de la loi de réforme de la régulation financière promulguée le 21 juillet dernier, qui cherche à mieux encadrer l’activité des agences de notation. Elle oblige les régulateurs à ne plus se fier aux agences quand c’est possible.La trop grande confiance dans les notes de ces agences a été identifiée comme l’une des facteurs qui ont aggravé la crise financière. A titre d’exemple, en septembre 2008, la banque Lehman Brothers et l’assureur AIG bénéficiaient encore de notes élevées («A2» pour le premier et «AA3» pour le second chez Moody’s), alors qu’ils étaient au bord de la faillite.Parmi les critères des nouvelles normes, les quatre régulateurs souhaitent qu’elles soient «suffisamment transparentes (...) et définies pour permettre à des établissements bancaires de taille et de complexité variables de parvenir à une appréciation de la solidité financière identique pour des expositions semblables» à un type de risque.En outre, elles devraient «être raisonnablement simples à mettre en œuvre et ne pas ajouter un fardeau injustifié sur les établissements bancaires, et favoriser une gestion du risque prudent», ont indiqué les régulateurs. Les régulateurs envisagent donc 3 possibilités: savoir si le pays à qui appartiendrait un établissement bancaire est membre de groupes comme l’OCDE, le G20 ou le Comité de Bâle, ou encore s’il prête au Fonds monétaire international (FMI); se fier à l’évaluation du risque faite par l’OCDE, la Banque mondiale ou d’autres organisations internationales; ou se baser sur certains indicateurs financiers et économiques. L’enquête publique doit durer 60 jours, avant de commencer la rédaction d’une règle définitive.M. Az

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