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    Economie

    Le programme «Villes propres» sur les rails

    Par L'Economiste | Edition N°:310 Le 25/12/1997 | Partager

    «Maroc: villes propres», le programme de protection de l'environnement, sera lancé la semaine prochaine avec une opération pilote de la vallée du Bou Regreg. La démarche s'appuie sur un itinéraire technique associant les collectivités locales de plus de 50.000 habitants.


    «Nous avons fait le plein en études, il faut maintenant passer à l'action». Les propos de M. Abdelaziz Méziane Belfkih, ministre de l'Agriculture, de l'Equipement et de l'Environnement, concernent la lutte contre la pollution et la mise en place du programme «Maroc: villes propres» qui sera lancé le 2 janvier par une opération pilote de la vallée du Bou Regreg. Un plan d'action intégré concernant la Wilaya de Rabat-Salé sera en effet mis en place. Son coût est estimé à 220 millions de DH, financé par la contribution de différentes directions du Département de l'Equipement. Cette formule a été retenue en attendant de finaliser le Fonds National d'Environnement qui sera inscrit dans la prochaine Loi de Finances. Ses ressources financières devront provenir d'une dotation budgétaire et de dons étrangers.

    Le plan pour le Bou Regreg prévoit une batterie de 26 opérations dont un peu moins de la moitié visent à réduire les nuisances. Les mesures retenues concernent la mise en service de la station des eaux usées de Taqaddoum, la suppression des rejets liquides de Bettana en rive droite, la construction d'une station d'épuration des eaux usées de Kariat Ouled Moussa et du complexe des potiers d'El Oulja. Figure également l'épuration des rejets des clubs et des
    centres de loisirs au moyen de fosses septiques.
    Pour les promoteurs de cette opération, la vallée est devenue un véritable dépotoir. Les principales décharges s'y trouvent. Le plan d'urgence compte donc stopper la dégradation de la vallée. Il s'agit ainsi de nettoyer les berges du fleuve, les falaises et les abords de routes. Ceci intègre également l'aménage-ment d'une zone de stockage provisoire des déchets des poteries et la désaffectation de l'usine de traitement d'ordures ménagères de Salé.

    Ouvrages d'art


    Autre objectif: redonner à la vallée un aspect plus attrayant en aménageant les berges et le lit de l'oued. Dans cette optique, plusieurs opérations ont été retenues afin de «faire revivre l'estuaire» en améliorant ses échanges avec l'océan. Les plus importantes concernent le dragage du sable à la barre et au chenal de navigation, le curage des vases déposées à l'aval du pont Moulay Al Hassan, le calibrage et le confortement de la rive gauche de l'oued et la reconstruction des quais d'accostage du club nautique.
    L'amélioration de la desserte routière dans la zone n'est pas en reste. Il s'agit de l'améliorer aux abords de l'oued par l'élargissement, le renforcement de certains tronçons routiers et la construction de quelques ouvrages d'art. La plan prévoit également de construire un passage en trémie des Oudayas. Dernière batterie de ce dispositif est la création d'une unité spécialisée chargée de mettre en oeuvre et assurer le suivi de l'ensemble des opérations. Elle devra également veiller à la propreté du fleuve et du domaine public hydraulique.

    En fait, l'opération pilote s'inscrit dans le cadre du vaste programme «Maroc: villes propres», élaboré par le Ministère de l'Agriculture, de l'Equipement et de l'Environnement. Ce programme a pour ambition de permettre aux villes de plus de 50.000 habitants de «disposer d'un environnement adéquat d'ici 2005», soit 38 agglomérations. «L'itinéraire technique» est marqué par trois étapes. La première consiste à mettre à la disposition des collectivités locales un guide méthodologique afin de réaliser les monographies de l'environnement de leurs villes. Ces monographies doivent proposer des plans d'actions avec des mesures d'urgence à moyen et long termes. Celles de Rabat, Marrakech, Safi et Essaouira sont prêtes. Au cours de la deuxième étape, le Ministère est appelé à assister les collectivités à concrétiser les recommandations des monographies en mobilisant les moyens nécessaires en provenance de l'Etat ou des organismes internationaux. Dernière étape: mise en place de structures locales chargées de l'environnement et de mécanismes financiers permettant d'adopter une politique environnementale de la ville.

    Mohamed CHAOUI

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