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    Le point sur les privatisations

    Par L'Economiste | Edition N°:297 Le 25/09/1997 | Partager

    L'Etat a privatisé l'ensemble des entreprises opérant dans le secteur de l'énergie pétrolière. Ce désengagement de la gestion directe des sociétés en question n'a pas dépouillé l'Administration de sa fonction de régulation.


    Les recettes générées par l'ensemble du secteur de l'énergie dans le cadre des privatisations représentent près de six milliards de DH. Ce secteur, entièrement privatisé, est composé d'abord des entreprises de distribution, à savoir Shell, Total, Mobil, CMH, Petrom et Dragon Gaz. Ces dernières ont rapporté à l'Etat une recette de 1,1 milliard de DH (voir tableau). Ensuite figurent les raffineries qui sont au nombre de deux: la Samir et la SCP (Société Chérifienne des Pétroles). Elles ont rapporté près de quatre milliards de DH de recettes auxquelles s'ajoute la Somas (Société Marocaine de Stockage), ayant rapporté à l'Etat un montant de 78 millions de DH.
    La plus importante opération de privatisation concerne la Samir et la SCP. Ces deux sociétés ont été rajoutées à la liste des privatisables en janvier 1995. «Il n'y avait pas de raison de privatiser la distribution sans passer par les raffineries», précisait un responsable au Ministère de la Privatisation.
    Seule la cession de la Samir avait fait l'objet d'une introduction en bourse. En effet, en mars 1996, 35% du capital de la Samir a été placé en bourse, pour une valeur de 1,5 milliard de DH. Une autre partie représentant 1,11% du capital a été cédée aux salariés au mois de juin 1996, pour un montant de 47,7 millions de DH. Le reliquat, soit 60,99% du capital, a fait l'objet d'un appel d'offres ayant eu lieu au mois de mai dernier pour constituer le noyau dur. Rappelons que cet appel d'offres a été remporté par le groupe saoudien Corral Petroleum Holding qui a déboursé 3,15 milliards de DH à l'Etat. Quant aux 66,33% du capital de la SCP, ils ont été cédés au même groupe par attribution directe pour un montant de 421,1 millions de DH.
    L'essentiel des parts de l'Etat ont été cédées à des investisseurs étrangers. Ces derniers ont acheté des actions pour une valeur de 4,46 milliards de DH, soit plus de 93% des recettes des privatisations dans le secteur de l'énergie.

    Privatisation, libéralisation, concession

    Par ailleurs, et dans le cadre de la réglementation en vigueur en matière de privatisation, les entreprises sont tenues de réaliser un programme d'investissement et de développement bien défini. Ce plan porte sur les cinq années qui suivent la cession. Pour le cas du secteur de l'énergie, un investissement global de l'ordre de 5 milliards de Dirhams est attendu. Cette action doit favoriser l'amélioration de la qualification du personnel et drainer de nouveaux emplois. Afin de s'assurer de la réalisation des objectifs tracés, le Ministère de tutelle dispose d'une cellule de suivi qui reçoit et consulte les rapports d'activité des entreprises en question. Depuis les premières cessions en 1993, d'importants investissements ont été réalisés. "L'investissement a dépassé pour certaines entreprises le niveau fixé", indique un responsable du Ministère de la Privatisation Chargé des Entreprises d'Etat. La privatisation a donc concerné l'ensemble du secteur de l'énergie pétrolière.

    Toutefois, le secteur n'est pas encore entièrement libéralisé. L'Etat conserve toujours le rôle de régulateur. Il intervient notamment au niveau de la détermination des prix, de la fixation du stock minimum pour les distributeurs ainsi qu'au niveau des investissements à réaliser sur les cinq années qui suivent la cession des privatisables. De même, c'est l'Etat qui accorde les agréments au niveau de l'importation des produits pétroliers. Auparavant, les opérateurs devaient être munis d'une autorisation pour chaque lot à importer. Actuellement, un agrément définitif est délivré et peut servir pour plusieurs opérations d'importation. Concernant l'énergie électrique, l'intervention du secteur privé dans la production ne constitue pas une opération de privatisation. Il s'agit uniquement d'une concession. C'est à travers le décret-loi du 23 septembre 1994 portant modification du Dahir de l'ONE que l'Office a été autorisé à passer la concession des centrales d'El Jorf au consortium ABB & CMS. L'Etat garde la propriété des centrales thermiques et c'est lui qui prend en charge la fourniture de l'électricité au consommateur final

    Hicham RAÏQ

     

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