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    Economie

    Le point sur le transit : RME: Entrée facile, sortie laborieuse

    Par L'Economiste | Edition N°:148 Le 06/10/1994 | Partager

    Cette année, durant les vacances d'été, 699.388 RME sont entrés au pays, du 1er juillet au 6 septembre, chiffres concernant les principaux points de transit, ports et aéroports.

    C'est en juillet que les entrées sont le plus nombreuses, s'élevant à 489.491 personnes, avec 98.180 véhicules. En août elles sont chiffrées à 196.229 RME et 46.052 véhicules. Au cours de la première semaine de septembre, relativement faibles, elles sont de 13.668 vacanciers de la basse saison et de 3.059 véhicules.

    Comme chaque année, la plupart des passagers ont voyagé en voiture, les ports ayant été les points de transit les plus denses. 147.291 véhicules ont débarqué au cours de cette période dans les ports du Royaume. Au niveau des zones couvrant chaque port, des structures d'accueil ont été mises en place par le Ministère chargé des Affaires de la Communauté marocaine à l'Etranger (MCME), pour faciliter le transit des RME, comme chaque été, depuis la création de ce ministère en 1990. Le port de Tanger, traditionnellement foyer du trafic le plus important, a enregistré cette année 65% des passages des RME et une hausse des flux de 23% par rapport à l'année dernière, affirme M. Mohamed Aïnouz, chef du cabinet au MCME, qui a supervisé l'opération transit sur place à la zone de Tanger.

    Du 25 juillet au 4-5 août, rapporte M. Aïnouz, la moyenne quotidienne d'entrées était de 19.500 passagers par jour, et de 2.800 voitures. M. Aïnouz signale que les autorités de Tanger ont été satisfaites par l'absence d'encombrement de la ville pendant la saison estivale, grâce au travail d'organisation de l'opération de transit. "La souplesse des contrôles douaniers, avant les événements de Marrakech, a aussi contribué à rendre le transit plus commode. La douane contrôlait surtout les fourgons des RME qui entrent au Maroc 3 ou 4 fois par an pour des activités commerciales. Mais les vacanciers qui ne viennent au pays qu'une fois par an faisaient l'objet d'une vérification très simple".

    6 bâteaux étaient chargés de la navette Algesiras-Tanger: Ibn Batouta 2 et El Bouraz, d'une capacité de 300 véhicules chacun, dont la durée de débarquement n'excédait pas 75 mn, assure M. Aïnouz; puis, 4 autres d'une capacité de 130 voitures, Ibn Batouta 1, Kélibia, Bismillah, Transméditerranée. Les bâteaux effectuaient une moyenne de 23 rotations par jour. Le transit de retour occasionne toujours des passages quotidiens et des jours de pointes plus denses que le transit d'entrées. 517.990 RME dont une partie dans 83.950 voitures sont sortis du territoire marocain au mois d'août, contre seulement 88.617 passagers et 18.065 voitures au mois de juillet.

    Au port de Tanger, les sorties commencent à partir du 15 août mais les flux n'apparaissent vraiment qu'à partir du 22 août. La journée du 25 août a enregistré le record des flux, avec 12h de transit, 23.300 passagers et 3.500 véhicules. Le 28 août a été marqué par la première attente depuis le début de l'opération, due aux conséquences de l'événement de Marrakech. Mais les contrôles ayant suivi cet événement ont eu un impact positif sur les flux devenus plus légers.

    Concernant les problèmes qui se posent durant le transit des RME, les principaux sont d'une part ceux causés par certaines pratiques douanières, d'autre part ceux qui surgissent au niveau du transport par autocar. M. Mohammed Bernoussi, responsable de l'opération transit à la zone de Sebta, attire l'attention sur le manque d'information des RME sur leurs droits relatifs à la tolérance douanière. Quant au transport par autocar, il reste un problème entier. "Ce sont pour la plupart des autocars pirates qui exploitent à fond l'ignorance et la bonne foi des passagers".

    Par exemple, une famille, qui achète 6 billets à Amsterdam, doit changer d'autocar à Paris mais souvent en se dispatchant sur 2 ou 3 autocars, si bien que les membres de la famille voyagent séparément. Arrivés au Maroc, leurs bagages sont parfois restés dans des remorques qui se sont détachées de l'autocar.

    B.L.

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