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    Economie

    Le nouveau ton de la Banque mondiale
    Emploi: Continuerons-nous à rater les rendez-vous?

    Par L'Economiste | Edition N°:2173 Le 16/12/2005 | Partager

    . Deux talons d’Achille: IGR trop élevé, productivité trop faibleEN plus de l’analphabétisme (10 millions), le plus grand défi du Maroc est l’emploi. La Banque mondiale estime à quelque 3,3 millions d’emplois(1) qui devraient être créés d’ici à 2015, avec une hypothèse de croissance de 4% annuelle et une expansion de la population active de 10% (en faisant des projections démographiques sur la base du recensement 2004). Et cela uniquement pour permettre l’absorption de nouveaux entrants sur le marché du travail. “Ce niveau est l’équivalent d’un tiers du niveau actuel d’emploi au Maroc”, souligne le rapport de la Banque mondiale. Le Royaume a toutefois pu baisser le taux de chômage (10,8% en 2004).Le rapport PIB/travailleur est inchangé depuis une quinzaine d’années. Cela n’est pas dû en premier lieu à l’agriculture “car la part de l’emploi dans ce secteur a décliné”. Plus important, “il s’agit d’un problème du manque de dynamisme dans les activités urbaines”. En d’autres mots, s’il y a forte urbanisation et fort exode rural, il n’y a pas industrialisation suffisante pour absorber ces mutations.Dans le monde rural, c’est pis: au fur et à mesure que la population rurale croît, “les rapports terrain/main-d’œuvre tombent et la productivité de la main-d’œuvre subit négativement l’impact”. Alors même qu’il y a une forte urbanisation. En gros, ni en ville, ni dans le monde rural… la productivité n’a accompagné ces mouvements de population…La transition démographique n’a pas accompagné les progrès dans l’éducation, et la croissance. Nous avons là encore raté le coche et nous continuerons à le faire si “l’aubaine démographique” ne trouve pas d’emplois (voir nos nombreuses analyses sur les conséquences démographiques, www.leconomiste.com). Ensuite, la réallocation de la population active des zones rurales aux zones urbaines s’est faite mais avec un effet très réduit, contrairement à d’autres pays de comparaison. “Cela est probablement dû à la lente transformation structurelle de la production urbaine”, laquelle empêche la diversification des activités vers plus de haute valeur ajoutée et encourage les rigidités du marché du travail, ainsi que le haut niveau de l’IGR.Dans l’étude sur le climat d’investissement de la banque, il est ressorti que moins de la moitié des entreprises formelles de l’échantillon (390/857) “n’atteignent pas le niveau de productivité nécessaire pour pouvoir payer le salaire minimum et les charges sociales au Maroc”. Edifiant! La Banque rappelle toutefois les dernières mesures prises en faveur de l’emploi (contrat pour un premier emploi, fonds régionaux…). Seront-ils suffisants?Pour rappel, la mesure concernant la baisse des taux d’IGR avait été annoncée par le gouvernement en 2004, ce qui n’était qu’une répétition depuis… 1994! Redisons-le: il n’y a pas pire que les promesses non tenues.M. Kd.------------------------------------------------------------(1) Cf. L’Economiste du mardi 13 décembre 2005, www.leconomiste.com où il décline les rigidités du marché de l’emploi.

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