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    Economie

    Le nouveau programme de soutien aux entreprises

    Par L'Economiste | Edition N°:298 Le 02/10/1997 | Partager

    Il y aura peu de grandes nouveautés, mais le programme mettra dans un tout cohérent les soutiens publics à l'effort des entreprises. Il doit être rendu public à la mi-octobre.


    Le plus difficile dans les opérations de mise à niveau de l'économie marocaine sera la partie sur les protections tarifaires. En effet, dans les trois volets, c'est celui que les responsables politiques ne citent pas spontanément. Ils engagent rapidement la conversa-tion sur le volet financier. Ils détaillent la partie «environnement technique». Ils oublient la partie où le Maroc est le plus en retard, le protectionnisme. C'est pourtant la seule partie où les entreprises n'ont aucune possibilité d'action autonome. Cette partie dépend entièrement des décisions adminis-tratives et politiques (voir encadré).
    Dans le volet financier du programme, l'idée d'un fonds de restructuration est abandonnée. Séduisant pour ses effets d'annonce, il n'a en réalité que trop peu d'impact. A sa place trois instru-ments (voir aussi les instruments européens existants, dans Les Cahiers de Management de ce mois):
    - La garantie: La BNDE et surtout la Caisse Centrale de Garantie (CCG) ont déjà commencé à tâter de ce système. Des négociations continuent avec l'Union Européenne pour l'aide financière destinée à la garantie de manière à ce que le coût du financement baisse en même temps que le risque pris par le bailleur de fonds. D'autres négociations sont en cours avec le GPBM pour que cette baisse soit répercutée sur le client et non conservée dans la banque. Rabat s'attend aussi à un apport de la BEI, qui donnerait en outre des techniques nouvelles.

    - Le capital-risque: Il a été essayé par les banques marocaines, mais d'une manière qualifiée de «peu satisfaisante» par les experts de Bruxelles. Il fait l'objet d'une refonte avec à la clef un projet d'un marché financier ad hoc, le troisième marché. Parallèlement, une petite aide financière européenne arrive, avec les disputes habituelles sur la rétrocession (par quel canal administratif l'argent doit-il passer pour arriver vers les entreprises, et qui doit encaisser les rembour-sements?) et sur la gestion (quelle place doit avoir le privé dans les décisions?). Très probablement cette aide sera revolving.
    - Le crédit concessionnel: Rarement utilisé par le passé, il s'agit d'aides publiques «d'Etats-amis», qui sont concédées à des entreprises privées.
    Le deuxième volet, celui de l'en-vironnement technique, est encore plus connu que le volet financier. Le programme veut mettre en cohérence et surtout donner du poids aux divers centres techniques, parcs industriels, la normalisation et à la formation professionnelle(1).

    (1) Cf L'Economiste des 11 et 18 septembre 1997 et la politique qu'entend suivre M. Mourad Chérif, le nouveau ministre de la Formation professionnelle, de l'Habitat et de l'Emploi.

    Douanes: Les retards


    LE Maroc a pris un retard considérable dans la réforme des protections douanières.
    Le nouveau codes des Douanes, qui devait en principe passer en même temps que la dernière Loi de Finances en juin dernier, est toujours en panne. L'ancien président de la CGEM, M. Abderrahmane Bennani-Smires, s'était inquiété de ce que le code actuel contrevenait aux droits de l'Homme. Sept ans ont passé depuis, «l'assainissement» a montré à quel point son analyse était juste. Mais rien n'a bougé dans ce domaine si ce n'est que les entreprises gaspillent davantage de temps et de compétences aujourd'hui qu'hier, pour les procédures.
    Côté droits proprement dits, le Maroc est en retard de huit ans sur son propre programme de désarmement, avec 35% de droits plus 15% de PFI et 20% de TVA (calculée sur la facture intégrale). Pourtant descendre le droit de base à 25% était un objectif de 1989 (bien 1989).
    L'expérience du terrain des années 80 avait montré que le désarmement tarifaire a été le meilleur instrument de la mise à niveau des entreprises. La leçon a été oubliée, remplacé par une vision à court terme: puisque l'ensemble des pays européens n'ont pas encore ratifié l'accord avec le Maroc, il n'y a pas de raison de se presser pour désarmer, comme si l'impératif de mise à niveau n'était guidé que par cet accord et pas du tout par des impératifs autocentrés de développement.

    Nadia SALAH

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