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    Economie

    Le Maroc réaménage son espace aérien

    Par L'Economiste | Edition N°:3348 Le 26/08/2010 | Partager

    . La Direction de l’aviation civile lance une étude dans ce sens. Une démarche pour préparer une migration vers l’espace européenRÉAMÉNAGEMENT de l’espace aérien marocain en vue! La Direction de l’aviation civile vient de lancer une étude visant à analyser les besoins de modification de l’organisation de cet espace. Objectif: adapter les réseaux des routes (et la sectorisation associée) à l’évolution de la forte croissance du trafic que le Maroc gère au sein de son espace aérien. Cette démarche intervient en application des accords de l’open sky signés avec l’UE, lesquels prévoient un réaménagement des dispositifs réglementant l’espace aérien marocain. Le but de ce réaménagement est de réaliser une migration de la réglementation marocaine vers l’acquis communautaire européen. Il faut signaler qu’à ce niveau le Maroc accuse un retard de près d’une année. A noter aussi qu’en application de l’accord de l’open sky, une commission maroco-européenne devra se réunir pour évaluer le travail réalisé par la partie marocaine en vue de passer cette première phase qui se rapporte à la fusion des espaces aériens marocain et européen. Après cette phase, la libéralisation de l’espace aérien marocain sera totale. L’étude qui se déroulera en trois phases devra être réalisée en 18 mois. La première phase consiste à établir une analyse de l’existant. Le prestataire de l’étude se chargera aussi d’examiner et d’analyser les données techniques et opérationnelles susceptibles de fournir une meilleure compréhension de l’espace aérien marocain. Dans ce sillage, il est question d’analyser les informations relatives à la structure de cet espace (zones militaires, routes, balises, secteurs…) ainsi que les cartes correspondantes. Il en est de même de la description des procédures de contrôle. Cette dernière devant inclure notamment les procédures de coordination entre contrôleurs marocains et ceux des pays mitoyens. Durant cette phase, le prestataire devra élaborer des scenarii d’évolution du trafic à court, moyen et long termes (de 2012 à 2025). Le premier (scénario de base) doit refléter une croissance non contrainte du marché. Les deux autres scenarii traiteront des situations optimiste et pessimiste. Les prévisions de trafic seront présentées dans un modèle de simulation dynamique, permettant de faire varier de manière très précise les scenarii.Les hypothèses prendront en compte les facteurs économiques clés de développement du trafic ainsi que les facteurs pouvant affecter les prévisions. Le scénario pessimiste devra étaler les impacts d’évènements perturbateurs majeurs tels que le terrorisme, le climat et autres problématiques d’ordre géopolitique.La deuxième phase consiste à faire une proposition de réorganisation de l’espace aérien (routes, sectorisation et classification de cet espace). Le CPS prévoit d’établir une étude de sécurité. Objectif: faire face de manière efficace aux prévisions de la croissance du trafic pour la période 2012-2025. La proposition de réorganisation prendra en compte les emplacements et la gravité des goulots d’étranglement pour la charge de travail-contrôleur. Le prestataire devra aussi proposer une réorganisation sectorielle de l’espace aérien, des routes... Par ailleurs, une étude de sécurité relative au changement proposé sera également établie. Elle vise à évaluer, de manière préliminaire, et déterminer les exigences de sécurité relatives à la mise en œuvre du changement. Pour l’élaboration de cette étude, le prestataire devra utiliser notamment la réglementation marocaine ainsi que celle relative à la sécurité dans le ciel unique européen (SESAR). Cette étude reposera sur des indicateurs et objectifs de performances et de sécurité au Maroc. Elle s’appuiera aussi sur le rapport relatif à l’analyse de l’existant et à la configuration de l’espace aérien en route.Pour la troisième et dernière phase, le prestataire de l’étude devra élaborer un plan de mise en œuvre. Ce qui revient à installer des conditions pour atteindre un niveau de sécurité acceptable. Cette démarche vise aussi à évaluer l’impact de cette réorganisation ainsi que la définition des rôles et responsabilités des intervenants dans cette réorganisation. Un volet ressources humaines est également prévu. Il s’agit d’évaluer les besoins en formation pour l’adaptation de cet élément au nouveau réaménagement. Ces conditions et exigences seront complétées par d’autres exigences d’ordre sécuritaire.J. B.

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