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    Le Maroc dans l'indice SFI : Quelque 100 millions de Dollars attendus en bourse

    Par L'Economiste | Edition N°:240 Le 25/07/1996 | Partager


    L'insertion du Maroc dans l'indice SFI aura pour effet de générer des capitaux supplémentaires. En terme de pondération, la Russie et l'Egypte ont de fortes chances d'être mieux loties. La Bourse de Casablanca continue de souffrir du manque de papier. Le plan d'action de la SBVC prévu pour septembre est censé lever ce handicap.


    L'indice des pays émergents établi par la SFI intégrera le Maroc à partir du 30 septembre prochain en même temps que l'Egypte et la Russie.
    Conséquence immédiate: les gestionnaires de fonds anglo-saxons procéderont automatiquement à la réallocation de leurs flux de capitaux en fonction de la pondération de chacun des pays insérés dans l'indice (asset allocation). Ce mouvement quasi-automatique des capitaux leur permet de "rester collés à l'indice de référence", indique un broker.

    Pour l'heure, le poids du Maroc n'est pas officiellement connu mais les intermédiaires en bourse anticipent des mouvements de capitaux importants sur le marché boursier à la rentrée. Ils seraient de l'ordre de 100 millions de Dollars.

    De son côté, Baring s'apprête à lancer un indice spécifique qui intégrera le Maroc, l'Egypte, la Tunisie, le Liban et la Jordanie.
    Ces pays ne peuvent être inclus dans l'indice actuel vu que leur turn-over annuel est en deçà de 2 milliards de Dollars.

    Selon Upline Securities, l'insertion dans l'indice SFI est signe de maturité de la place boursière de Casablanca mais aussi une marque de prestige. Elle aura pour effet d'améliorer la diffusion des informations économiques en direction des gestionnaires de fonds à travers la publication périodique d'un rapport sur tous les pays retenus.

    L'annonce de cette insertion n'a pas provoqué de réaction immédiate sur les marchés étrangers, car les gestionnaires de fonds attendent le 30 septembre pour procéder à un ajustement de leur portefeuille.

    Les critères de sélection déterminants sont essentiellement liés à la liquidité et à la capitalisation des valeurs. "La SFI tient compte de l'évolution du marché financier, du volume des flux et des règles de fonctionnement techniques du marché", explique un analyste de Casablanca Finance Group. Des pas ont été accomplis dans ce sens mais le chantier des réformes n'est pas achevé et l'animation de la place reste tributaire du programme des privatisations.

    Upline Securities, choisie comme correspondant local de la SFI pour cette opération, communique les informations hebdomadaires de la Bourse. Le choix des valeurs incluses dans la pondération est déjà fixé sur la base des critères de capitalisation et de liquidité.

    Le Maroc bénéficie d'une capitalisation légèrement supérieure à celle de l'Egypte. Cependant, les investisseurs étrangers ont tendance à se diriger plus facilement vers le second pays car le papier y est plus disponible. "Le secteur privé égyptien va plus facilement vers la bourse par voie d'OPV". De plus, le pays vient d'engager un large programme de privatisation jugé attractif. De ce fait, la pondération de l'Egypte dans l'Indice SFI sera probablement supérieure à celle du Maroc. De même pour la Russie.

    L'insertion dans l'indice SFI arrive au moment où un regain d'intérêt des fonds anglo-saxons pour les places émergentes est relevé après la crise mexicaine. Ainsi, il est attendu que les flux globaux vers ces pays soient de l'ordre de 50 milliards de Dollars à la fin 1996. Pour la place de Casablanca, Upline anticipe un volume de près de 250 millions de Dollars compte tenu des 60 millions de GDR lancés par la BMCE.

    L'introduction dans l'indice SFI coïncide avec le retour du Maroc sur le marché international des capitaux. Avec la garantie de la Caisse Française de Développement, le Trésor a lancé du 11 au 24 juillet, sur le marché de l'Eurofranc, un emprunt de 1,5 milliard de FF(1). L'opération vise à réduire la dette extérieure tout en générant des flux étrangers.

    M. K.

    (1) Cf L'Economiste numéro 239 du 18 juillet 1996, page 36.

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