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    Le GPBM et l'USIB signent de nouveaux accords

    Par L'Economiste | Edition N°:297 Le 25/09/1997 | Partager

    La campagne électorale était déjà ouverte quand l'USIB et le GPBM ont conclu un accord sur le cahier revendicatif de décembre 1996. Des points marqués contre le SNEB qui lutte encore pour gagner une place de partenaire social du groupement des banques.


    Vendredi 27 septembre, les banquiers iront aux urnes, comme dans les autres secteurs. Objectif du scrutin: le renouvell-ement du mandat des délégués du personnel.
    Ces élections interviennent au lendemain de deux événements qui ont marqué les relations entre le GPBM (Groupement Professio-nnel des Banques du Maroc) et les organisations syndicales.
    Le SNEB (Syndicat National des Etablissements Bancaires), affilié à la CDT, avait organisé un sit-in, le vendredi 5 septembre au siège du GPBM pour, entre autres, arracher sa légitimité. De l'avis de M. Farouk Chahir, président de l'USIB (Union Syndicale Inter-Bancaire), l'action initiée par le SNEB -challenger et rivale de l'USIB-, est sans objet. «L'USIB, seul signataire de la convention collective qui régit les rapports entre les employés et employeurs, reste l'unique interlocuteur du GPBM»
    Sans attendre le verdict des urnes, l'USIB revendique l'exclusivité de la représentation de tous les employés des banques. Son bureau fédéral vient de signer avec le GPBM un nouveau protocole d'accord. Il s'agit là du second événement marquant. Selon le président de l'Intersyndicale, «un partenariat avec le GPBM est en train de s'installer». Pour lui, «l'ère des grèves intempestives est révolue». La politique du dialogue se traduit par des résultats tangibles, en particulier ceux qui viennent de sortir d'un long round de négociations.

    D'après le protocole, les banques s'engagent à réduire les taux d'intérêt des crédits immobiliers accordés aux employés avec relèvement du plafond. Celui-ci passe à 400.000 DH contre 300.000 précédemment, alors que le taux est ramené à 4 au lieu de 5%. Au-delà du plafond, le taux appliqué sera de 5 au lieu de 6% auparavant. L'accord prévoit que ces aménagements s'appliquent aux encours et aux crédits futurs.
    Un nouveau système de départs volontaires en retraite anticipée devant entrer en vigueur dès le 1er octobre est également adopté. Il intéresse tout employé compt-abilisant 21 années de service. La disposition s'applique à partir de 50 ans pour les femmes et 55 pour les hommes. Tout départ est accompagné d'une indemnité pouvant aller jusqu'à 3 années de salaire. Le protocole d'accord précise que cette indemnité sera calculée en fonction du nombre d'années restant à courir jusqu'à l'âge de 60 ans. Autre point important: le partant conservera le bénéfice de la couverture médicale.
    L'application des autres points de la convention feront encore l'objet de discussions au sein de commission. Il s'agit de l'instauration de l'horaire continu durant toute l'année. Une date butoir n'est pas fixée. «L'objectif est de permettre aux banques de s'y préparer en raison de quelques problèmes techniques, entre autres l'installation de restaurants au sein des établissements qui n'en disposent pas», souligne M. Chahir.

    Sur le chapitre de la couverture médicale, les banques signataires se sont engagées à adhérer à la CMIM qui n'enregistre jusqu'à présent que 7 établissements (CIH, BMCI, Wafabank, Société Générale, ABN Amro, CDM, SMDC). Pour ce faire, la mutuelle devra aligner ses conditions et ses prestations sur les meilleures offres des compagnies d'assurances auxquelles sont liées les autres banques. Cette affiliation imp-liquera la création auprès de la CMIM d'une caisse autonome exclusivement réservée aux banques.
    Celles-ci se sont par ailleurs engagées à mettre en place des bourses et des crédits spécifiques pour le financement des études supérieures pour les enfants des salariés. Côté rémunération, les primes seront mensualisées dans toutes les banques dès janvier 1998. Elles seront en outre uniformisées et intégrées dans les salaires de manière à élargir la base de calcul de la retraite. Les argentiers ont en outre promis de procéder à l'harmonisation de la grille des salaires pour corriger les disparités.
    Dernier point: la convention collective de 1961 sera progressivement réadaptée aux réalités de la profession. C'est le cas des congés-maladie. La grande nouveauté est que tout employé victime de maladie grave bénéficiera de 4 années pleines pour son traitement.

    Alié Dior NDOUR

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