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    Dossiers

    Le dosage pour réduire les risques

    Par L'Economiste | Edition N°:297 Le 25/09/1997 | Partager

    Indépendante, l'Association Marocaine de la Gestion de l'Energie et de l'Environnement (AMGEE) veut jouer le rôle de catalyseur dans la planification et l'audit énergétique. L'objectif est de réduire le gaspillage.

    - L'Economiste: Quelle est votre vision sur la stratégie énergétique?
    - M. Abdelkader Benbe-khaled: D'abord, en tant qu'association, nous donnons la priorité à la production et à la distribution de l'énergie locale, toutes catégories confondues, génératrice de valeur ajoutée, sans pour autant être contre l'ouverture sur l'extérieur. Néanmoins, nous défendons le concept de dosage afin que le Maroc ne manque pas d'énergie à un moment donné.
    En outre, la planification et les prévisions sont très importantes en matière énergétique. L'énergie est le moteur du développement. Tout pays doit avoir un planning de production et de consommation sur les court, moyen et long termes. L'objectif est que les industriels ne manquent pas d'énergie ou ne soient pas obligés de l'acheter à un prix plus élevé. Les coûts indirects que peut entraîner une mauvaise, planification sont très élevés. Ceci concerne toutes les sources d'énergie. Nous ne voulons pas revivre le drame du délestage.
    Nous espérons que les expériences accumulées soient valorisées pour qu'à l'avenir toutes les compétences (Administration, industriels et associations) puissent orienter une politique énergétique dans le sens de l'accès facile à l'énergie et au moindre coût. Cette conjugaison des efforts permettra une très grande visibilité sur l'énergie pour les investisseurs aussi bien nationaux qu'étrangers.

    - Comment planifier, sachant que l'énergie consommée est en grande partie importée?
    - Justement. Nous ne maîtrisons pas les différentes interactions qui se produisent à l'étranger. C'est là où l'on voit l'intérêt de la politique de dosage. C'est le meilleur moyen pour réduire le risque de subir les répercussions des changements extérieurs. Pendant la Guerre du Golfe, nous étions contents d'avoir un secteur de raffinage local développé. Les opérateurs internationaux avaient baissé les prix du pétrole brut, mais avaient augmenté ceux des produits raffinés.

    - Quels sont les objectifs de l'AMGEE?
    - Notre objectif principal est de sensibiliser les opérateurs industriels à une gestion rationnelle de l'énergie en vue de réduire les coûts par la maîtrise de l'énergie.
    Pour cela, nous développons des partenariats avec des institutions, des associations et des industriels marocains et étrangers dans le but d'accroître les échanges entre les professionnels marocains et leurs homologues étrangers.
    Parmi les objectifs importants de l'AMGEE, figure également l'accès à l'énergie sous toutes ses formes et au moindre coût à travers tout le Royaume. En tant que catalyseur, nous voulons pousser les décideurs à mener des actions adéquates en vue de réduire les coûts de production.

    - Quels sont vos projets pour cette année?
    - Nous avons travaillé sur des projets d'audit énergétique avec des partenaires marocains et étrangers. L'objectif est de montrer aux industriels les gains qu'ils pourraient réaliser au niveau de la maîtrise de l'énergie. L'industriel ne prête pas suffisamment attention au gaspil-lage. Nous sommes en train d'étu-dier un montage financier pour essa-yer de faire des audits sur des PME.

    - Quelles sont les actions menées pour attirer les bailleurs de fonds afin de développer des énergies renouvelables?
    - Les bailleurs de fonds s'intéressent à d'autres secteurs. Les énergies renouvelables sont un problème marocain qu'il faudrait régler entre nous. Personnellement, je pense qu'il existe effectivement un problème de financement. Mais ce n'est pas tout. Il faut ajouter le problème de garantie et de suivi après-vente. Par ailleurs, il faut vulgariser l'usage de ces énergies.

    Propos recueillis par Rafik IKRAM

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