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    Le difficile choix des retraites complémentaires

    Par L'Economiste | Edition N°:248 Le 03/10/1996 | Partager


    Les retraites complémentaires constituent, à côté des régimes de retraite de base, un des outils permettant aux salariés de sécuriser leurs vieux jours. Ces produits furent au centre d'un débat organisé par l'Association des Gestionnaires et Formateurs du Personnel.


    «Quel régime de retraite complémentaire choisir et quelle population de salariés cibler?». Cette question fut au centre du débat sur la retraite complémentaire organisé samedi 28 septembre par l'Association des Gestionnaires et Formateurs de Personnel (AGEF). Le premier volet, à savoir la détermination du régime de retraite complémentaire adéquat, a permis de répertorier les trois systèmes de retraite existants: répartition, capitalisation ou mixte. Concrètement, la répartition est bâtie sur une redistribution immédiate des cotisations des actifs sur les pensions des inactifs. Avantage: le système repose sur la notion de solidarité entre générations; l'épargne d'une génération est en effet consommée par celle qui la précède. Désavantage: ce système montre ses limites lorsque le taux de vieillissement de la population est important. En effet, lorsque la population est jeune, la cotisation servie par les jeunes salariés aux actifs est faible. Dès que la population commence à vieillir, les prélèvements doivent être augmentés pour pouvoir servir les mêmes prestations au nombre croissant des retraités. La répartition repose donc sur l'équilibre entre le nombre des actifs et celui des inactifs. A l'inverse, le système par capitalisation ne comporte pas de volet social, même si l'épargne collectée par les compagnies d'assurances peut contribuer indirectement à la création d'emplois. La capitalisation repose sur l'épargne individuelle. Dans ce régime, les cotisations sont totalement réservées aux affiliés qui les ont versées. Par ailleurs, elles peuvent aussi être remboursées à l'affilié en cas de démission.

    16,67% de rendement théorique


    Le calcul de la rente dans le système par capitalisation fait appel à une technique basée sur le placement financier des primes avec des notions d'espérance-vie et de tables de mortalité. L'épargne versée permet à l'adhérent de se constituer une retraite sous forme de rente viagère, certaine ou de capital. Sur le marché il existe deux types de produits: des contrats de capitalisation purs et des contrats assortis du versement de capital en cas de décès, d'incapacité totale et définitive ou d'incapacité totale temporaire. Les compagnies d'assurances bataillent ferme sur le marché de la retraite complémentaire par capitalisation. Dans leur conception technique, les produits proposés sont à peu près les mêmes. En revanche, ils se différencient par la qualité de gestion, la participation aux bénéfices et la rentabilité des fonds gérés (taux de rendement des fonds gérés).
    Par ailleurs, les compagnies d'assurances sont déjà engagées dans la retraite groupe, celle des entreprises en l'occurrence, par le biais de la CIMR. Les cotisations sont dans ce cas gérées par un système mixte capi-talisation-répartition, la capitalisation étant confiée aux compagnies d'assurances. «En terme de rentabilité, aucun autre produit ne peut égaler le régime de retraite complémentaire de la CIMR», précise M. Bouchaïb Saboul, actuaire et animateur du débat. Et pour cause, le produit CIMR propose un taux de rendement théorique de 16,67% qui dépasse, et de loin, ceux affichés par les compagnies d'assurances. S'y ajoutent, entre autres, des avantages annexes tels que la majoration pour enfants et la reversion. Selon les intervenants, les produits de retraites complémentaires concernent davantage la catégorie des cadres supérieurs qui disposent de revenus élevés.

    Mohamed BENABID

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