Enquête

Le comité de suivi «Ecole-Entreprise» se transforme en association

Par | Edition N°:549 Le 13/07/1999 | Partager

· Parrainer des établissements, participer à l'entretien, aux infrastructures, certification, l'association veut redonner aux enfants le goût de l'école


Le Comité de suivi, constitué à l'initiative de Wafabank sur le partenariat Ecole-Entreprise, se transforme en association. L'assemblée constitutive de l'association Partenariat Ecole-Entreprise s'est ainsi tenue le 12 juillet au siège de Wafabank. Elle a été présidée par M. Abdelhak Bennani, président-directeur général de Wafabank, de M. Ismaïl Alaoui, ministre de l'Education Nationale, et de M. Najib Zérouali, ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique.
Cette nouvelle orientation permettra à l'association de trouver facilement des financements pour ce projet. Ce dernier, via les agences bancaires, consiste à rapprocher les entreprises des écoles. L'expérience a été importée des Etats-Unis par M. Abbad Andaloussi, directeur général à Wafabank. L'idée a germé et pris corps lors de la Conférence de Marrakech du 31 mars sur «l'entreprise et l'éducation: Un impératif pour le développement»(1).

Les Ministères de l'Education Nationale et de l'Enseignement Supérieur adhèrent à ce projet et comptent apporter, est-il indiqué, leur contribution matérielle et morale au projet. C'est d'ailleurs à la Délégation du MEN Casa-Anfa, sur le Boulevard Zerktouni, que se trouve le siège de l'association.
Ambitieux, ce projet «une entreprise-une école» compte d'abord réinstaurer un climat de confiance entre l'école, les élèves, les parents et l'entreprise. Le but est d'améliorer les performances du système éducatif et parrainer des enfants qui seront peut-être les managers de demain. L'association veut ainsi réduire les taux d'échec, développer la culture de l'évaluation et aboutir à la certification des établissements d'enseignement.
Ainsi, Partenariat Ecole-Entreprise a déjà élaboré son plan de travail. Elle s'est ainsi fixé, à court terme, de créer 600 comités de soutien. Ces derniers seront composés d'opérateurs économiques qui apporteront leur savoir-faire dans la gestion des établissements d'enseignement. Ils participeront également à leur management, aux travaux d'entretien et d'infrastructure et contribueront à l'amélioration des conditions et des méthodes d'apprentissage, notamment.
Ces comités tenteront de redonner aux enfants le goût de l'école et susciter leur enthousiasme et leur épanouissement. Cette démarche concernera aussi l'enseignement supérieur. Des comités pourront ainsi soutenir des facultés et des écoles d'enseignement supérieur.

Malika EL JOUHARI

(1) Cf L'Economiste du 4 mars 1999.

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