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    Le CIH ne relâche pas la pression sur les hôteliers

    Par L'Economiste | Edition N°:310 Le 25/12/1997 | Partager

    En principe, à partir de ce jeudi 25 décembre 1997 à 0 heure, date-butoir, le Crédit Immobilier et Hôtelier sera considéré juridiquement comme le gestionnaire du complexe du Palais des Congrès de Marrakech. Des solutions se dessinent pour les autres groupes.


    AU moment où nous mettions sous presse, la procédure de mise en possession engagée par le CIH (Crédit Immobilier et Hôtelier) à l'encontre de groupes hôteliers n'avait pas connu de développement particulier. Concernant le groupe «Le Palmeraie Golf Palace», la procédure est bien plus ancienne. Elle avait été notifiée au propriétaire depuis le 9 octobre 1997. Aujour-d'hui, le délai de 15 jours est largement entamé, et le CIH peut à tout moment demander son exécution.
    Pour autant, l'évolution de trois groupes concernés, Salam-Hôtels, Dounia-Hôtels et le Palmeraie Golf Palace, n'est pas identique. Selon nos informations, la chaîne de M. Belghimi (Salam-Hôtels) serait en négociation très avancée avec le groupe Accor. Un protocole d'accord serait même signé entre les deux parties. Reste l'assentiment du gouvernement à aménager les modalités de remboursement de la dette, probablement, à travers un abandon partiel de la créance au groupe français. Quant au groupe de M. Berrada, il est en contact avec la famille Trigano, fondateur et ancien gérant du Club Med. Il étudierait même la possibilité de céder une partie de ses biens pour se désendetter auprès du CIH.

    Le plus mal en point est sans doute Dounia-Hôtels. En principe, s'il n'apporte pas de preuve de règlement de sa dette au plus tard ce jeudi 25, son créancier (le CIH) sera juridiquement considéré comme le gestionnaire du complexe du Palais des Congrès. Restera à passer à l'exécution de la mesure. Là, c'est une toute autre partie.
    Mais «le CIH n'est pas prêt à lâcher la pression», même si à la banque on sait que le président de Dounia-Hôtels «tentera de gagner du temps en faisant jouer son réseau de relations ou en sortant des arguments de toutes sortes». De toute façon, le CIH a déjà prévenu qu'»il ne se laissera pas impres-sionné par des artifices juridiques». Au mieux, pronostique l'avocat de la banque, «je ne vois pas M. Alami dépasser le mois de mars prochain dans cet hôtel». La banque pourra également s'appuyer sur la détermination des pouvoirs publics. De toute évidence, il existe une volonté de la part des autorités de montrer que la mauvaise gestion doit être sanctionnée. Ce qui est aujourd'hui certain, c'est que, dans les trois cas, l'option des chaînes étrangères bénéficie de leur appui. D'abord parce qu'elles vont attirer une clientèle supplémentaire. Ensuite, parce que leur présence pourrait tirer la qualité de l'ensemble du secteur vers le haut. Auprès des autorités, la conviction est que le pays n'arrivera jamais à monter une véritable stratégie touristique si la colonne vertébrale de l'activité, en l'occurrence, l'hôtellerie, n'est pas gérée par de véritables professionnels.

    La mise en possession est une autorisation donnée par le magistrat sur la base de l'article 148 du Code de Procédure Pénale sur simple requête, sans débat, et donc sans convocation des parties sur la base des éléments qui lui sont fournis. L'ordonnance est alors notifiée au débiteur défaillant. A partir de ce moment, la mesure devient alors exécutoire. Pour le créancier, le CIH, la mise en possession est un avantage supplémentaire par rapport à la sûreté que constitue l'hypothèque de terrains où se trouvent ces hôtels. Cet avantage tient au fait que le créancier peut se faire rembourser sur les produits d'exploitation alors que pour l'hypothèque, la seule voie est de la faire jouer.

    Abashi SHAMAMBA

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