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    Economie

    Le chocolat, un plaisir gourmand toujours bon à offrir!

    Par L'Economiste | Edition N°:3429 Le 22/12/2010 | Partager

    . Des budgets exorbitants pour offrir ce produit . Une concurrence très rude«Chaque jour, les quatre éléments nutritifs indispensables à la santé sont le chocolat au lait, le chocolat noir, le chocolat blanc et le cacao». Cette citation empruntée à l’américaine Debra Tracy en dit long sur l’importance que ce produit revêt dans le panthéon des plaisirs individuels. Les fêtes de fin d’année sont devenues pain béni pour les commerçants. Le marché de la chocolaterie et confiserie pèse près de 2,5 milliards de dhs. Pour l’importation du chocolat et des matières premières, le secteur est soumit depuis mars 2010 à un taux de droits de douane de 20% (contre 32,5%), avec un abattement de 10% si l’importation provient de l’UE. Quant à l’exportation, son chiffre d’affaire s’évalue à prés de 3% de la production totale. Du côté de la consommation, les Marocains sont très loin derrière: 300 grammes par habitant et par an sont consommés. Les Français eux, en sont plus friands: 7 kg de dégustation annuelle. Remercier des fournisseurs, fidéliser des clients, prospecter de nouvelles cibles… toutes les raisons sont bonnes pour offrir du chocolat. Les chocolatiers l’ont compris. En cette période de l’année, ils sont littéralement noyés sous les commandes. Pourtant le «vrai» combat commercial ne débute que la dernière semaine de décembre. Elle prend de nombreuses formes: boîtes et coffrets sont déclinés en velours, cuivre, bois, bronze ou céramique. Les coupes et vases sont en verre ou en argent; les plateaux en osier, aluminium, argent, jute. Quand il s’agit de cadeaux, rubans, papier, soie, résille, fleurs en tissu et autres accessoires sont utilisés pour agrémenter le tout. Des chocolatiers personnalisent les emballages en y intégrant un petit mot ou un logo. Pour les cadeaux de grande valeur, les supports utilisés sont précieux et raffinés. Ces «petits gestes» récompensant les clients les plus fidèles coutent très souvent très chers aux entreprises: certaines d’entre elles y allouent un budget de près de 500.000 dirhams, même si le fisc impose des restrictions pour contrôler et freiner d’éventuelles largesses. Pour que l’entreprise puisse déduire le cadeau de son bénéfice imposable, il doit être estampillé de son logo et sa valeur unitaire ne doit pas dépasser 100 dhs. Sur ce marché, la concurrence est très rude. Au delà des dizaines de franchises présentent, les industriels et pâtissiers ne sont pas en reste. Ainsi, au Maroc la présence de deux industriels est dénombrée. Aiguebelle et Pastor. Aiguebelle, créée en 1942 est la plus ancienne. Elle propose deux gammes de chocolats. Une gamme industrielle «Aiguebelle» proposée à 280 dhs/ kilos et une gamme artisanale commercialisée à 380 dhs/kilos. «Etant une marque locale, nos clients s’orientent souvent vers des supports traditionnels, parfois même à motifs marocains» souligne Amina Laraki, Responsable Marketing chez Aiguebelle Maroc. Pachi, chocolatier libanais installé à Casablanca propose également deux gammes de chocolat. Un chocolat de luxe et un chocolat classique vendus respectivement à 590 et 510 dhs le kilo. «Pour les cadeaux d’entreprises, la fourchette du cadeau se situe entre 5000 et 11.000 dhs selon le contenant, qui peut varier d’une boite à bijoux, un coffret en bois, à un vase en Murano» avance la responsable du magasin Patchi. Les pâtissiers «haut de gamme» tels que Fauchon ou Fréderic Cassel se positionne également sur ce marché. Leur prix toutefois battent tout les records. Soit respectivement 1200 et 1100 dhs le kilo … payé chez un chocolatier entre 380 et 800 dhs. Le proverbe «la gourmandise vide les poches» semble ici tout à fait approprié.


    Le major, la miss et la boîte magique

    UNE boîte métallique aux couleurs de l’arc en ciel, des petits bonbons chocolatés: le triangle vert, l’éclair à la noix de coco, le bâtonnet de caramel…aux petits papiers rouge, orange, vert, bleu, aux goûts et senteurs diverses, chocolat noir, chocolat au lait, caramels, noisettes. Des menus plaisirs d’enfance, tantôt doux et sucrés, parfois acides. Deux personnages hauts en couleurs, le major et la miss inspirés d’une pièce théâtrale, une histoire d’amour qui a survécu au temps, à l’attente. Qui ne se rappelle pas des chocolats Mackintosh de Quality Street ? Ayant bercé de nombreuses générations de marocains, cette marque a occupé une place spéciale dans le cœur du public.La marque, leader sur le marché marocain pendant de nombreuses années, est actuellement commercialisée par un distributeur indépendant au Maroc. Sans pour autant avoir le succès d’antan, les consommateurs déplorant un changement de goût.Z. S. & M.B.

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