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    L'autoroute du gaz est prête

    Par L'Economiste | Edition N°:237 Le 04/07/1996 | Partager


    La phase de construction du gazoduc Maghreb Europe s'achève. Le projet a été réduit, côté financier, de près de 20%. Le coût total du GME est de 1,880 milliard de Dollars dont 880 millions pour la partie marocaine. Les études pour les piquages débutent.


    Les 540 km du tronçon marocain du Gazoduc Maghreb Europe touchent à leur fin. C'est avec satisfaction et soulagement qu'annonce M. Ignacio Martinez, directeur de Metragaz, "Les délais ont été respectés. Il s'agit d'un véritable coup de force. Les retards ont pu être rattrapés".

    La soudure avec le tronçon algérien avait déjà été effectuée le 14 mai. Ainsi, le planning s'accélère. L'étape suivante consiste dans la préparation de toutes les installations pour la mise en gaz: phase de "pré-commissionning". Le pipe sera nettoyé par l'insufflation d'air permettant d'éliminer les impuretés et l'humidité. Parallèlement, il sera procédé à la mise en place de la signalisation extérieure afin de localiser "l'autoroute du gaz". Profitant de la période d'été, cette opération se déroulera jusqu'à fin août. Les vérifications concernant la stabilité du pipe situé dans le Détroit de Gibraltar ont déjà été effectuées par un engin sous-marin de reconnaissance. En septembre, les premiers tests de performance du turbo-compresseur servant à la propulsion du gaz seront opérés. L'objectif est qu'en octobre les premiers consommateurs européens puissent profiter du gaz maghrébin.

    Côté financier, les chiffres sont inférieurs de 15 à 20% aux estimations de base. Ainsi, le coût total du projet pour les parties algérienne, marocaine et espagnole est de 1,88 milliard de Dollars, au lieu de 2,1 prévus initialement.
    Le coût global du GME pour la partie marocaine a été notablement réduit. Il passe de 1,1 milliard à 880 millions de Dollars. Les principales économies ont été réalisées à ce niveau. De nombreuses circonstances ont été favorables à une compression des coûts. En effet, les pipes ont pu être achetés à bon marché notamment en raison de la crise que connaît la sidérurgie européenne. Des rabais ont été opérés également au niveau du revêtement et de l'achat de la turbo-machine. "L'appel d'offres a permis de faire jouer à plein la concurrence", précise M. Martinez. De leur côté, les parties algérienne et espagnole auront coûté respectivement 700 millions et 300 millions de Dollars.

    Projet idéal à Tanger


    La totalité du tronçon marocain a été financée par la BEI pour un montant de 438 millions d'Ecus et par ICO pour les crédits fournisseurs à raison de 170 millions de Dollars. La concession du GME Maroc est attribuée à la société EMPL. Elle transportera 10 milliards de m3 dont 6 pour Enagaz et 2,5 milliards de m3 pour Transgaz. Le Maroc s'approvisionnera pour 1,5 milliard de m3.

    L'appel d'offres sur l'étude du tracé reliant Ouazzane et Kénitra lancé par le Ministère de l'Energie et des Mines est dans sa phase finale. L'adjudicataire a été choisi et le contrat est en cours de finalisation. L'étude sera financée par un don japonais de 5 millions de DH. L'enjeu du gaz devient capital. L'ONE, de son côté, étudie les autres sites possibles. Pour le moment, il apparaît que l'endroit idéal pour l'implantation d'une centrale (d'environ 350 MW) serait Tahaddart au niveau de l'embouchure du fleuve où se trouve le pont Mohammed V. Trois raisons militent en faveur de cet emplacement. Il se trouve à côté du Gazoduc et de la ligne d'interconnexion espagnole. Grâce aux équipements déjà disponibles, l'évacuation de l'électricité va être facilitée. Troisième raison: le projet se situerait ainsi en pleine zone nord pour laquelle les investissements sont actuellement encouragés.

    A Tanger, par ailleurs, Metragaz compte ouvrir une succursale pour les travaux d'entretien avec recrutement d'un personnel spécifique. L'objet social a été élargi à cet effet.

    Fatima Mossadeq

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