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    L'audit pour lutter contre le gaspillage

    Par L'Economiste | Edition N°:297 Le 25/09/1997 | Partager

    Maîtriser la consommation de l'énergie, c'est l'objectif de toute entreprise qui veille à réduire ses coûts.


    «Peu d'industriels connaissent la structure de la facture d'électricité», affirme M. Naïm Lahlou, directeur général de Citech Ingénierie(1). Ainsi, la puissance payée est souvent supérieure à celle effectivement appelée. La formation des cadres exploitants s'avère nécessaire afin de pouvoir bien «lire» cette facture. Mais rares sont les sociétés qui prêtent attention à ce volet.
    La mauvaise lecture de la facture d'électricité n'est pas le seul écueil devant la maîtrise du coût de l'énergie. D'autres facteurs doivent également être contrôlés par la société. «Pour les déceler, une opération d'audit s'impose au moins une fois tous les trois ans», souligne M. Lahlou. «Plusieurs unités industrielles gaspillent de l'énergie sans s'en rendre compte», poursuit le directeur général de Citech Ingénierie.
    Les facteurs pouvant assurer une maîtrise de l'énergie sont méconnus de la part des industriels. «Les audits effectués mettent très bien en exergue ce gaspillage», indique-t-il.
    En effet, sur une centaine de sociétés, la moitié ne connaissent pas la structure de la facture d'électricité. De même, le facteur de puissance est souvent négligé. Le suivi périodique de la consommation d'électricité n'existe pas dans les trois quarts des sociétés auditées ainsi que les compteurs divisionnaires d'électricité.

    L'audit comprend trois phases:
    - l'analyse des factures d'électricité,
    - la mise en place de l'analyseur réseau,
    - la collecte des données sur site en temps réel.
    L'analyseur de réseau mesure et enregistre toutes les dix minutes les grandeurs électriques de l'usine, notamment le courant de puissance. A noter que celui-ci ne doit pas être inférieur à 0,8. Faute de quoi, l'entreprise est tenue de payer des pénalités. Pour cela, l'utilisation de batteries de condensateurs est vivement conseillée.
    Outre l'électricité, l'audit concerne également les combustibles. Dans ce cas, une opération d'audit porte sur plusieurs éléments
    En premier lieu, l'eau utilisée doit être de qualité industrielle.
    «Beaucoup d'industriels disposent d'un matériel de contrôle d'eau qui laisse à désirer», précise M. Lahlou. Ensuite vient le tour de la combustion. Chaque combustible a un pouvoir calorifique et partant, si la combustion n'est pas bien faite, une partie de ce pouvoir calorifique est gaspillée. Le contrôle de la chaudière n'est pas en reste. Le réseau vapeur est également examiné, notamment au niveau des purgeurs et des postes de détente du calorifugeage.

    L'objectif est de vérifier s'il y a des déperditions de la chaleur tout au long de la canalisation. Autre élément à contrôler: les échanges thermiques. Le maximum de l'énergie thermique doit être transféré correctement au fluide à chauffer.
    Mais l'opération d'audit n'implique pas toujours de nouveaux investissements de la part des industriels. «Nous pouvons maîtriser le coût de l'énergie sans avoir à investir». Il s'agit notamment de la réadaptation de l'électricité souscrite et de la gestion de la puissance d'appel via un démarrage des unités de manière progressive.

    (1) Composée de 15 personnes dont huit ingénieurs, Citech Ingénierie est un bureau d'étude multidisciplinaire. Il réalise des audits techniques et assure des formations interentreprises. A son actif, de nombreuses références dont plusieurs grands groupes.


    Des recommandations


    - Optimisation de la puissance souscrite,
    - Installation du système de délestage, manuel ou automatique,
    - Gestion des appels de puissance,
    - Réorganisation de la production en fonction de la tarification d'électricité,
    - Installation d'horloges programmables pour adapter le fonctionnement de certaines machines aux heures creuses,
    - Mise en place d'une gestion technique du bâtiment,
    - Changement de la source de chaleur d'électricité en combustible classique,
    - Utilisation du stockage de froid en climatisation centralisée,
    - Passage du 22 kV au 60 kV pour les unités à forte consommation d'électricité.

    Rafik IKRAM

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