×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Laâyoune veut relancer l’investissement

    Par L'Economiste | Edition N°:3418 Le 06/12/2010 | Partager

    . 16.000 chômeurs dans la région. 100 millions de DH dédiés à l’économie solidaireA quoi bon une politique de mise à niveau d’une situation socioéconomique donnée, sans se pencher au préa-lable sur le noyau de la problématique, et amorcer les débats sur les sujets de développement régional? On le sait, la promotion des investissements n’échappe pas à cette équation et doit donc s’y intéresser. Cela, si l’on veut développer l’incitation à la création de richesse en encourageant l’investissement sous toutes ses formes (humain, technique, civilisationnel…). A Laâyoune, le Centre régional d’investissement (CRI) ne semble pas tenir compte, comme il se doit, de cette problématique. On en parle, ici, comme d’un repère illusoire, inerte, incapable de toute initiative d’investissement, alors que, malheureusement, les nouveaux investisseurs persistent à croire en son efficacité et en son rôle fondamental d’assistanat et d’appui à la création d’emplois. Or, force est de constater aujourd’hui que ce n’est nullement le cas. En effet, la ville de Laâyoune connaît une forte recrudescence du chômage. Plus de 16.000 chômeurs ont été «comptabilisés» dans la région. Chaque année, en moyenne, l’on enregistre 1.200 chômeurs supplémentaires parmi les personnes qualifiées et non qualifiées, et aussi un taux de déperdition d’emploi très alarmant.En contrepartie, les nouvelles créations en matière d’investissement restent très modestes. Il s’agit principalement de PME créant peu de postes d’emplois et privilégiant le plus souvent l’emploi féminin.En outre, l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC) n’est aujourd’hui qu’un centre d’archivage des CV et des demandes d’emploi. A tout cela, il faut ajouter que le Comité régional de l’investissement qui a pour objet et mission première, l’approbation des dossiers d’investissement viables, se réunit rarement et prend beaucoup de retard dans la prise de décision. Certes, le précédent wali de la région Laâyoune-Oued Eddahab-Sakia Al Hamra, Mohamed Gelmouss, conscient, peut-être, des enjeux a attribué des lots aux investisseurs sans passer par les commissions et sans aucun respect des procédures en vigueur, afin de relancer l’acte d’investir gelé par la lourdeur de l’administration.Investir reste donc le seul catalyseur de développement. L’heure actuelle, surtout après les événements du 8 novembre dernier, impose cette prise d’initiative plus qu’auparavant. Un plan d’urgence privilégiant l’accompagnement de l’investissement dès ses phases embryonnaires est nécessaire. Les orientations stratégiques du développement du Sahara doivent être concentrées sur la contribution du secteur privé dans la croissance, comme un axe pivot dans les économies du marché, le plein emploi, la stabilité des prix… Les instances gouvernantes locales ont d’ailleurs annoncé la mise en place d’un fonds pour le soutien de l’économie solidaire et de l’initiative privée estimé à 100 millions de DH. De notre correspondant, Brahim AZERGUI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc