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    Affaires

    La Snep retire sa requête de mesures de sauvegarde

    Par L'Economiste | Edition N°:3349 Le 27/08/2010 | Partager

    . Le ministère du Commerce extérieur prend acte. Les droits de douane du PVC restent à 10% Coup de théâtre! Contre toute attente, la Société national d’électrolyse et de pétrochimie (Snep) a finalement retiré sa requête adressée en août 2009 au ministère du Commerce extérieur. La filiale d’Ynna Holding y revendiquait –au nom de la branche de production nationale- l’application de mesures de sauvegardes sur l’importation de Polychlorure de vinyle (PVC) mélangé ou non à d’autres substances.Ce produit est l’un des ingrédients entrant dans la fabrication de tubes, raccords, chaussures, volets roulants, chaussures… La Snep motive sa demande par un accroissement massif des importations depuis le 1er trimestre 2009 et ayant causé ainsi une baisse de ses ventes PVC… Or l’Association marocaine de plasturgie (AMP) conteste vivement cette version. Car il fallait dès 1999 mettre fin à la protection douanière dont bénéficiait la filiale du groupe Chaâbi. Privatisée en 1993, son cahier de charge lui avait donné cinq ans de sursis. Le deal entre les repreneurs de la Snep et le gouvernement de Mohamed Karim Lamrani? Des droits de douane de 40% contre des investissements de mise à niveau. Curieusement, l’article 5 ne sera jamais appliqué à la lettre. Ce n’est qu’en janvier 2009 que les importateurs du PVC vont voir les droits de douanes baissés pour atteindre les 10%. D’un côté de l’association professionnelle crie à la partialité. De l’autre, on fait valoir «le patriotisme économique». Une enquête a été du coup lancée par le ministère de tutelle. Elle devait aboutir au bout d’un an à l’adoption ou au rejet des mesures de sauvegardes. La direction de la politique commerciale extérieur, chapeautée par Zahra Maafiri, a rendu mardi dernier son avis n° 05/10. On y annonce d’abord que l’enquête a été officiellement clôturée le 6 août. Ensuite on précise que la Snep a retiré sa requête mais sans donner d’explication. Contacté par L’Economiste, Mohamed Reghba, administrateur-DG de la filiale d’Ynna Holding n’a pas souhaité faire de commentaire pour l’instant. Toujours est-il que «le courrier de la Snep a été envoyé très tardivement. Mais le ministère a été informé bien avant. Il fallait donc un document écrit pour prendre acte du retrait», selon une source autorisée. Statut quo donc pour les droits de douanes du PVC (10%). Fin du 1er acte. Parallèlement à l’enquête, les plasturgistes avaient saisi en octobre 2009 le Premier ministre et… le Conseil de la concurrence. Celui-ci doit à son tour rendre un avis. Sachant qu’en 2007, un rapport du ministère des Affaires économiques et générales a épinglé la Sneppour position dominante, comportements anticoncurrentiels…. Si avis il y a, la Primature (autorité de tutelle) ira-t-elle cette fois-ci jusqu’au bout? Elle est la seule à rendre public l’avis du Conseil de la concurrence. C’est une question de forme certes, mais essentiel pour la bonne gouvernance… Surtout qu’il y a eu de malheureux antécédents (beurre, cahiers scolaires, eau minéral…). Les plasturgistes, eux, ont tout intérêt à ne rien cacher. Faiçal FAQUIHI

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