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    Economie

    La renaissance du rail

    Par L'Economiste | Edition N°:292 Le 07/08/1997 | Partager

    EN l'espace de deux ans, l'ONCF est passé de la réanimation financière à une situation de quasi-équilibre.
    Les Chemins de Fer ont terminé l'exercice 1996 avec un bénéfice d'exploitation de 7 millions de DH. Mieux, ils honorent leurs échéances auprès de leurs créanciers. C'est l'une des fiertés du ministre des Transports sortant, M. Essaïd Ameskane. "Ce n'est pas un miracle -je n'y crois pas, dixit le ministre. Pour cela, il fallait des hommes sérieux et une gestion saine".
    Mais il ne faut pas se relâcher, car il reste des efforts à fournir dans la modernisation de l'infrastructure de l'Office et la qualité de ses prestations.
    A fin 1994, l'ONCF était en situation de cessation de paiement. C'est alors que l'Etat prit l'engagement de payer 4 milliards de DH aux créanciers étrangers, à concurrence de 700 millions de DH par an. Ce qui correspond à l'intégralité du budget d'équipe-ment du Ministère des Transports.
    Après la conclusion d'un contrat-programme en 1995, les deux parties définirent un plan d'action avec trois axes majeurs: le rédéploiement des effectifs, la rationalisation de l'outil de production et celle des consommations intermédiaires.

    Pour 380 millions de DH de recettes, l'Office distribuait une masse salariale de 780 millions, soit plus du double. De même, 30% des trains contribuaient seulement à hauteur de 2% dans le chiffre d'affaires de l'Office. Moralité: la plupart des locomotives circulaient dans des conditions économiques suicidaires pour l'Office.
    Pour parer à la situation, la réorganisation du réseau s'imposait, notamment la suppression des arrêts qui ne réalisaient pas au moins 10% du coût de l'escale. Au total, 402 arrêts étaient concernés permettant à l'ONCF d'économiser 400.000 DH. A noter que chaque arrêt de train coûte environ 1.000 DH à l'ONCF.
    Les trains ont été donc redéployés sur des tronçons à forte densité de trafic. C'est le cas de Casablanca-Oujda qui concentre à lui seul 75% du trafic. L'opération ne s'est pas réalisée sans résistance, non seulement des syndicats, mais aussi des élus locaux et des parlementaires.
    Quant aux effectifs, l'option de la compression fut écartée d'emblée. Il fallait donc jouer sur le tableau du rédeploiement. De même, l'Office s'est lancé dans une politique de réduction drastique des consommations intermédiaires, dont le téléphone. Avec ses 10.000 employés au siège, il suffisait d'un appel par personne pour saler la facture.

    Abashi SHAMAMBA & Mohamed BENABID

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