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    Enquête

    La réduction des bourses pour les grandes écoles de commerce françaises contestée

    Par L'Economiste | Edition N°:686 Le 20/01/2000 | Partager


    · L'allocation accordée en supplément de frais de scolarité passe de 45.000 à 3.000 FF
    · Argument avancé: Insuffisance de l'enveloppe budgétaire


    La révision à la baisse des montants des bourses de mérite octroyées aux étudiants marocains admis en première année aux cinq meilleures écoles de commerce françaises (HEC, ESSEC, ESCP, EML, EDHEC) fait des remous. Etudiants et parents se disent choqués par cette décision prise pour la première fois depuis l'institution de cette allocation. "Nous avons intégré cette aide pour financer les études de nos enfants", tempêtent des parents pour qui cette mesure n'est nullement justifiée puisque ces étudiants sont soumis aux mêmes conditions que ceux qui bénéficient de la totalité de la bourse.
    En effet, tous les boursiers signent un engagement à travailler pour l'Etat pendant quatre ans. Encore faut-il qu'ils aillent au terme de leurs études, les frais de scolarité de ces écoles consulaires étant très élevés. Cette année, le Ministère de l'Enseignement Secondaire et Technique s'est contenté de rappeler l'engagement à travailler dans l'Administration en prenant soin de taire les nouveaux montants de la bourse. Les intéressés estiment qu'il y a eu tromperie sur la marchandise, car "ces étudiants ont signé l'engagement après que le ministre leur ait promis de leur octroyer la bourse dans son intégralité".
    Les étudiants qui sont en deuxième année, eux, perçoivent le montant intégral de la bourse tel qu'il a été déterminé au départ. En clair, ils bénéficient d'une bourse mensuelle de 3.800 FF et de 45.000 par an pour couvrir les frais de scolarité. "Or, pour les étudiants admis cette année, la bourse mensuelle a été réduite à 2.700 FF (4.185 DH) au lieu de 3.800 FF (5.890 DH) et les frais de scolarités annuels, eux, ont chuté à 3.000 FF (4.650 DH) au lieu de 45.000 FF ( 69.750 DH)", s'offusquent les parents de ces étudiants.
    Du côté de l'Administration, la réduction de cette bourse s'explique par l'insuffisance de l'enveloppe budgétaire. Mais en fait, cette situation serait due, selon les étudiants concernés, à l'élargissement de l'octroi de cette bourse aux étudiants admis dans des écoles moyennes d'ingénieurs et même aux établissements régionaux de renommée beaucoup moins importante. Comment pourrait-on donc parler de compression budgétaire dans ce cas?, s'interrogent les parents d'élèves. Le Ministère de l'Enseignement Secondaire et Technique a octroyé 197 bourses aux élèves méritants, dont 106 pour ceux admis aux grandes écoles d'ingénieurs et 47 au profit de ceux retenus aux grandes écoles de commerce avec 44 compléments de bourses françaises.
    Les parents des étudiants "lésés" ont saisi plusieurs responsables dont le Premier ministre et le ministre de l'Economie et des Finances qui leur ont assuré leur aide.
    Mais en attendant, le problème n'est toujours pas résolu et ces étudiants doivent payer les frais de scolarité de cette année et "se débrouiller pour couvrir leurs frais quotidiens". Or, l'automaticité de cette bourse a été à l'origine de la décision de ces étudiants à déposer leur candidature auprès des grandes écoles de commerce.

    Rafik IKRAM

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