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    Economie

    La Promotion Nationale de nouveau sur la sellette

    Par L'Economiste | Edition N°:242 Le 08/08/1996 | Partager


    Filet de sécurité, la Promotion Nationale a fait ses preuves à travers le temps. Après 35 ans d'existence, l'Etat marocain comme la Banque Mondiale préconisent d'y recourir autant que possible, comme réponse au chômage, mais également comme instrument de développement des régions pauvres.


    Rappelée lors du dernier Discours Royal, encouragée par la Banque Mondiale, la Promotion Nationale a fait ses preuves comme filet de sécurité durant ses trente-cinq ans d'existence. "C'est un instrument adéquat pour mobiliser les ressources naturelles du pays par l'investissement de l'épargne travail", explique le colonel Amalou El Bachir, directeur de la Promotion Nationale au Ministère de l'Intérieur. Son objectif était au départ d'employer annuellement 100.000 personnes. Durant la période 1961/1991, environ 66.000 personnes contre 35.000 personnes actuellement, dont 25.000 permanents, ont été embauchées.

    Les programmes commençant à être détournés de leur objectif initial, la Banque Mondiale avait recommandé une réduction de 20% de l'effectif d'ici l'an 2000. C'est ainsi que la Promotion Nationale a demandé aux différents départements techniques de titulariser le personnel permanent qu'elle aura placé et de ne pas procéder au remplacement des départs.

    Pour le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement), la Promotion Nationale doit rester un instrument de développement des régions déshéritées. Aussi chaque projet doit-il tenir compte avant tout de sa rentabilité. "Ce n'est pas l'emploi pour l'emploi, mais la rentabilisation des projets sur lesquels nous mettons l'accent," indique M. Badaoui, responsable à la Promotion Nationale.

    Confusion avec les fonctionnaires


    L'effectif des permanents est affecté aux nettoiements, aux reboisements, aux plantations, et dans des emplois administratifs. D'ailleurs, dans ce dernier cas, les employés de la Promotion Nationale sont souvent confondus avec ceux des différents ministères techniques où ils sont affectés. C'est ainsi qu'on les retrouve en tant que gardiens et jardiniers notamment dans des secteurs comme celui de la Santé, de l'Enseignement, des Travaux publics et dans les collectivités locales.

    Ces employés perçoivent le salaire minimum en espèces. Ce qui fait de la Promotion Nationale le plus gros employeur payant ses salariés en liquide.

    Globalement, la Promotion Nationale dispose d'un budget de 400 millions de DH, dont 70% sont versés en équivalent salaire et 30% en achats de matériels.

    La Promotion Nationale a été instituée par le Dahir du 15 juillet 1961, en vue, selon l'article Premier, de "coordonner et de mettre en oeuvre la réalisation du plein-emploi des populations rurales pour promouvoir la mise en valeur du territoire national".

    Elle visait un double objectif: d'une part répondre au problème du chômage et, d'autre part, limiter l'exode rural.

    C'est ainsi que ce système a permis la réalisation de nombreux projets de développement, notamment dans les zones rurales déshéritées pour engager la lutte contre l'isolement et le sous-développement de leurs populations.

    Transit par 17 départements


    Les projets portent sur des travaux dont le rendement économique est obtenu à court terme, tels la mobilisation des ressources en eau, la défense et la restauration des sols, l'amélioration pastorale, le reboisement des zones non propices à l'agriculture...

    Ils concernent également l'équipement collectif de ces zones et leur rattachement au réseau des chemins tertiaires existants.

    A côté des projets réalisés dans le cadre de conventions interministérielles, la Promotion Nationale a également contribué à des travaux au titre de la coopération internationale avec des pays tels que les Etats-Unis, la France, l'Italie et des organismes humanitaires comme l'USAID et le PAM durant le PAS.

    A cela s'ajoute le BAJ 1 qui est l'un des projets les plus récents sur lesquels la Promotion Nationale va être mise à contribution.

    Dans un autre contexte, il est proposé, afin d'atteindre les effets de synergie maximum, l'introduction de quelques mesures. Il s'agit notamment de la limitation des interventions de la Promotion Nationale au renforcement sélectif de travaux complémentaires de nature à valoriser les infrastructures éducatives et sanitaires proposées, ainsi que de la mise en place d'instances de coordination locales efficaces (passation de conventions, rôle à faire jouer aux comités techniques provinciaux...).

    Historiquement, la Promotion Nationale a transité par 17 départements ministériels avant de tomber dans le giron du Ministère de l'Intérieur en 1982.

    Le gouverneur coordonnant les projets au niveau local, il était donc normal qu'elle relève de l'Intérieur.

    Cette politique a d'ailleurs inspiré des pays comme l'Algérie, la Tunisie et la Mauritanie dans leur programme de lutte contre la désertification.

    FATIMA M.OSSADAQ

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