×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    La promotion des exportations en projet

    Par L'Economiste | Edition N°:289 Le 17/07/1997 | Partager

    Des campagnes de prospection sont en cours pour promouvoir les exportations de l'industrie pharmaceutique. Le secteur a réalisé un chiffre d'affaires de 3,2 milliards de DH en 1996. Maphar figure toujours en tête au classement des laboratoires.


    Le chiffre d'affaires du secteur pharmaceutique privé a atteint 3,2 milliards de DH en 1996, un résultat en progression de 8% par rapport à 1995. En volume, les ventes ont atteint près de 170 millions d'unités (boîtes), soit une évolution de 5%.
    Etablis par l'Association Marocaine de l'Industrie Pharmaceutique (AMIP), ces chiffres font ressortir une légère reprise de l'activité pharmaceutique. Les opérateurs s'attendent à ce que cette tendance se confirme en 1997. Un indice: une hausse en volume de 6% a été observée au cours du premier semestre de cette année. Les prochains mois ne risquent pas de modifier ostensiblement cette donnée. Surtout que de nouvelles unités industrielles doivent démarrer au cours de cet exercice.
    Au classement des laboratoires pharmaceutiques, pour l'année 1996, Maphar figure toujours en tête avec un chiffre d'affaires de 496,27 millions de DH. Le leader est talonné par Roussel Diamant (317,56 millions) et Polymedic (269,49 millions). Ces deux derniers laboratoires viennent de fusionner. L'opération a été officialisée le 1er juillet.
    S'agissant des familles thérapeutiques, les médicaments destinés à l'appareil digestif et au métabolisme arrivent en tête avec 673 millions de DH, suivis des anti-infectieux par voie générale (666 millions). Viennent ensuite les médicaments du système nerveux central (320 millions), de l'appareil respiratoire (308 millions) et de l'appareil locomoteur (246 millions).
    Parmi les grands chantiers programmés par le secteur en 1997 figure la promotion des exportations.
    Actuellement 80% des médicament sont fabriqués localement le reste étant importé. La Loi de Finances 1997/98 a introduit une baisse des droits de douane pour certaines catégories de médicaments. Toutefois, les industriels ne se leurrent pas. Le marché restera limité tant que la concrétisation du projet d'assurance-maladie obligatoire n'aura pas vu le jour. Le secteur exporte à hauteur de 10% de son chiffre d'affaires vers des pays du Sud de l'Europe et d'Afrique. Cette part est jugée faible. «Le Maroc peut équilibrer sa balance commerciale pour le médicament», estime M. Jawad Cheikh Lahlou, président de l'AMIP. Le secteur se donne 5 ans pour atteindre cet objectif. Les laboratoires marocains parient fortement sur le phénomène de spécialisation que connaît l'industrie pharmaceutique en Europe. Le repositionnement, pour des raisons économiques, pour certaines familles thérapeutiques constitue une opportunité pour les firmes locales. Les industriels marocains ont déjà entamé des campagnes de prospection auprès de partenaires étrangers. La promotion des exportations sera d'ailleurs un des points à débattre au cours de la rencontre prévue en novembre 1997 entre l'AMIP et le SNIP (Syndicat National de l'Industrie Pharmaceutique française).

    Mohamed BENABID

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc