×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    La Papelera de Tetuan entame sa mise à niveau

    Par L'Economiste | Edition N°:296 Le 18/09/1997 | Partager

    Gros chantiers pour La Papelera de Tetuan. Au menu, maîtrise des coûts, modernisation de l'outil et augmentation de la capacité. Le tout porté par un consensus social dans l'entreprise.


    Dans le sillage de sa maison mère, la Papelera de Tetuan entame une mise à niveau. L'achat de la papeterie par Cellulose du Maroc en janvier 1996 répondait à un besoin d'intégration en aval de la filière. Avec le démantèlement progressif des droits de douane sur les cinq prochaines années, le papetier doit donc mettre les bouchées doubles. Le programme d'investissement d'un montant de 290 millions de DH sera mené en deux temps.
    La première phase, allant jusqu'à fin 1998, a pour objectif premier d'améliorer la qualité du produit fini afin de s'aligner sur les standards internationaux.
    Réduire le prix de revient constitue la seconde priorité avant l'ouverture du marché national. Il s'agit surtout de rationaliser la consommation de l'énergie, des produits chimiques et de l'eau et d'améliorer le niveau de technicité du personnel. Au menu, formation continue et recrutement de personnel qualifié.

    "Sur le plan social, nous sommes à la veille de la signature d'un accord consensuel qui permettra à l'entre-prise de se doter d'un plan d'orga-nisation", précise M. Mezzour.
    La seconde étape du programme à l'étude requiert quelque 150 millions de DH. Elle consistera à moderniser l'outil de production et porter la capacité de production de 30.000 à 40.000 tonnes. Le surplus de production de 10% sera alors destiné à l'export. "Il faudra également s'attaquer au problème de l'énergie", ajoute
    M. Mezzour. Ce volet constitue un point épineux pour l'entreprise. Compte tenu de sa proximité de la ville de Tétouan, le papetier se voit facturer le kilowatt au tarif payé par les ménages. Pour contrer ce handicap et préserver la viabilité de l'entreprise dans les conditions de concurrence, trois options sont possibles, selon M. Mezzour. Soit l'ONE relie directe-ment la Papelera de Tetuan à son réseau afin de bénéficier des prix industriels. Soit la régie locale instaure des prix différenciés adaptés à l'entreprise. Ou encore, la société s'équipe d'une centrale pour produire de la vapeur. "Il s'agit d'un investis-sement lourd amortissable sur 10 ans", est-il souligné.

    Autres handicaps au dévelop-pement de l'activité: la faiblesse de la consommation domestique, l'absen-ce de normalisation du cahier, l'inef-ficience du système de distribution.
    Ainsi, le marché local demeure exigu et la consommation par tête ne dépasse guère 9 kg contre 170 kg en France ou 45 kg en Arabie Saoudite. La consommation unitaire en Tunisie est proche de celle du Maroc mais elle connaît un taux de croissance an-nuel de 7% contre 3% pour ce dernier.
    En outre, le cahier scolaire absorbe près de 10.000 t de papier par an et 90% du cahier fabriqué localement utilise le papier de la Papelera de Tetuan. Celle-ci tente de développer un partenariat avec les transforma-teurs. "Nous voulons créer une identi-té propre à la qualité marocaine pour faciliter le choix du consommateur".
    Côté distribution, il est à noter que 80% de la production nationale du cahier transite par "Trik Médiouna" à Casablanca. Le circuit reste donc opaque et dominé par les pratiques informelles. La grande distribution se fraie une place dans la commercialisation du produit. Un moyen d'introduire plus de transparence.

    Les signes du redécollage


    EN 1997, la Papelera de Tetuan a augmenté de 20% sa production de papier d'une qualité jugée correcte. La production a atteint 20.500 t au terme des huit premiers mois de l'année 1997 contre 24.000 en 1996. En huit mois, les recettes drainées ont atteint 260 millions de DH, soit près de 89% du chiffre d'affaires de 1996.
    Les exportations démarrent timidement sur les marchés français et espagnols notamment.
    "Nous nous fixons pour objectif d'atteindre une qualité élevée pour un prix de revient optimum afin de pouvoir exporter à terme 20 à 30% de la production", ajoute M. Mezzour.

    Mouna KABLY

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc