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    Entreprises

    La nouvelle stratégie de la Centrale Laitière

    Par L'Economiste | Edition N°:310 Le 25/12/1997 | Partager

    Pérenniser l'offre du produit laitier tout au long de l'année, tel est l'objectif de la nouvelle stratégie de la Centrale Laitière. Pour cela, les relations avec l'amont agricole ont été entièrement modifiées.


    Pas de pénurie pour ce Ramadan, la Centrale Laitière se prépare à mettre à la disposition du consommateur quotidien-nement 750.000 litres de lait frais et plus de 300.000 litres d'UHT. Cette offre viendra s'ajouter à celle des autres entreprises. Pour faire face à la demande qui double durant cette période (1,2 million de litres/jour), la Centrale Laitière a mis en place un plan d'actions. Celui-ci a pour objectif d'assurer l'approvisionnement et d'une manière plus générale la maîtrise de la ressource.
    Sur les six prochaines années, les mois de Ramadan correspondront à des périodes de basse lactation, aussi l'entreprise doit-elle se préparer à faire face à la demande et ce, en dépit des aléas climatiques.
    Le défi est lancé. La stratégie de l'entreprise est d'assurer une production nationale sans recours à l'importation durant cette période.
    En 1996, rappelle M. Rédouane Benmakhlouf, directeur de la Centrale Laitière, «il avait fallu importer près 2,8 millions de litres».
    L'année 1997 est plus particulière, car marquée par deux événements: un mois de Ramadan où la production laitière est basse, suivi en février par une surproduction (+38%). Pour la première période, il a fallu faire face à la demande et durant la seconde période à l'écoulement de cette surproduction.

    L'offre du produit soutenue sur ces deux périodes a démontré que la faiblesse de la consommation (30 litres par personne et par an) est liée à l'indisponibilité du produit à certaines périodes. La stratégie mise en place vise à pérenniser l'offre sur toute l'année. La Centrale Laitière a procédé au financement et à l'importation de 6.000 génisses. Parallèlement, elle entreprend des actions de fidélisation des éleveurs à travers des programmes d'encadrement et de formation, le financement de matériel de traite, des engrais, des aliments de bétail et de l'équipement des centres de collecte.
    Des conventions ont été signées avec les Offices Régionaux de Mise en Valeur Agricole (ORMVA) et les Associations d'éleveurs. Elles visent à renforcer les relations stratégiques entre les intervenants de la filière pour éviter les ruptures dans la collecte. Les trois régions-pilotes pour ces conventions sont le Gharb, les Doukala et le Tadla.

    A travers ces conventions qui devraient être généralisées, l'entreprise s'engage sur une nouvelle stratégie basée sur trois axes généraux. Il s'agit d'abord de la modernisation de l'outil industriel visant à garantir la qualité des produits et obtenir des gains de productivité. Ensuite, elle englobe la restructuration de l'amont laitier pour pérenniser la ressource laitière en quantité et en qualité. Enfin, elle vise à une refonte de la politique commerciale et marketing. D'ailleurs, les prix de quelques produits comme l'UHT (Salim) ou le fromage frais sont revus à la baisse. Parallèlement, l'entreprise s'engage à sortir annuellement deux nouveaux produits.

    Fatima MOSSADEQ

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