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    Enquête

    La formation BTP en restructuration

    Par L'Economiste | Edition N°:310 Le 25/12/1997 | Partager

    La restructuration de la Formation BTP est sur les rails. Elle associe l'OFPPT et la Fédération des BTP. Avec le financement MEDA, l'Office bénéficie d'une participation à l'acquisition de nouveaux équipements.


    La formation dans les bâtiments et travaux publics est en pleine restructuration. L'Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail (OFPPT) et la Fédération Nationale du Bâtiment et Travaux Publics (FNBTP) y travaillent. Le premier parce qu'il est le principal opérateur de formation dans le secteur. Il concentre à lui seul 70% des effectifs inscrits en cette formation essentiellement pour les niveaux ouvrier, ouvrier qualifié, technicien et technicien spécialisé.
    La Fédération prend part à ce programme parce qu'elle est le destinataire du «produit fini». La formation dans les BTP est considérée comme inadaptée «au moment où le secteur connaît de très grandes mutations et l'innovation s'impose à toutes les étapes de construction», nous a déclaré M. Mourad Chérif, ministre de l'Emploi, de l'Habitat et de la Formation Professionnelle.
    En outre, le taux d'insertion est considéré insuffisant. Dix mois après l'obtention du diplôme, près de trois candidats sur cinq trouvent un emploi. Pourtant, le secteur est l'un des plus grands employeurs. Il compte 310.000 salariés et génère 4,4% du PNB.

    La formation BTP figure donc en bonne place dans le programme de restructuration des filières de l'Office. «C'est un chantier ouvert depuis deux ans», est-il signalé.
    Le projet de restructuration mené par l'Office s'attaque d'abord au partenariat. «Nous voulons impliquer fortement les entreprises dans cette démarche», souligne Mme Alami Khallad, directeur de la Recherche et de l'Ingénierie de Formation à l'OFPPT. Une convention avait été signée avec la FNBTP il y a trois ans. Mais un nouveau coup de pouce a été donné dernièrement pour dynamiser ce partenariat. Selon Mme Alami, les partenaires socio-économiques participent à toutes les réunions du comité de suivi de chaque établissement de formation. Le but, selon les cadres de l'Office, est de créer une interactivité entre la formation et l'entreprise. Celle-ci participe aussi à la validation des programmes et aux jurys de soutenance.

    A la lumière d'une étude sectorielle sur le BTP, trois pistes ont été suivies pour la restructuration de cette formation. Premièrement, la mise à niveau des formations existantes. «Aujourd'hui, à l'Office il n'est plus question de créer de nouvelles filières. L'action passe d'abord par le lifting ou carrément la reconversion des formations inadaptées», indique Mme Alami.
    Deuxièmement, l'extension de la formation aux adultes.
    Troisièmement, l'Office lance de nouveaux modes de formation. Il créera à partir de janvier prochain une formation ouverte à distance. Les candidats reçoivent les modules qui les intéressent. Le siège de cette formation n'est autre que le Centre de Formation des Formateurs de Sidi Moumen.
    Cette restructuration passera à la vitesse supérieure quand le financement MEDA qui prévoit 17 millions d'Ecus sera débloqué. En plus du budget de l'Office, cette enveloppe sera allouée à l'acquisition d'équipements.


    Les structures


    LA formation aux métiers de bâtiment et travaux publics compte 7.500 stagiaires et 329 formateurs. Le BTP à l'Office, c'est un institut spécialisé de bâtiment (ISB) et un centre de formation des formateurs à Sidi Moumen, tous deux à Casablanca, et 178 sections implantées dans les établissements de formation. L'OFPPT forme dans trois sous-sections: gros oeuvres (tout ce qui se rapporte aux murs et poteaux), second oeuvre (menuiserie, plomberie, électricité) et finition (peinture, décoration, vitrerie).
    Rappelons que l'Office concentre 70% des stagiaires inscrits dans cette formation. Le reste est partagé entre d'autres départements tels notamment les Ministères de l'Agriculture, de l'Intérieur et des Travaux Publics. Le secteur privé reste minoritaire avec près de 2% seulement de stagiaires. En tout, près de 10.200 stagiaires ont été inscrits dans des établissements de formation au BTP en 1996/1997.

    Malika EL JOUHARI




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