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    La folie WikiLeaks

    Par L'Economiste | Edition N°:3418 Le 06/12/2010 | Partager

    . Beaucoup de ragots de bistro. La qualité des analyses mise en cause Tout le monde s’est précipité pour lire les révélations de WikiLeaks, et surtout pour voir ce qui concerne le Maroc. Mais les informations publiées par le site sont souvent des «ragots de bistro»: elles sont moins importantes que ce que laissaient entendre les annonces. Et la qualité des diplomates américains qui en sont les auteurs est discutable. Toutefois, Jullien Assange, le créateur du site d’informations a, quand même, jeté un pavé dans la mare. Que ce soit la France, les Etats-Unis, l’Espagne et bien d’autres, tout le monde en prend pour son grade. Le Maroc aussi. Cependant, les mémos de WikiLeaks, à l’heure où nous mettions sous presse, ne sont plus téléchargeables. Et pour cause, l’hébergeur initial du site a tout bonnement arrêté de diffuser les informations de WikiLeaks. Le site est hébergé en Suisse notamment. Il reste les commentaires des 5 journaux sélectionnés par le site. El Pais et Le Monde étant ceux qui intéressent le plus les lecteurs marocains. Les informations éclaboussent plusieurs personnalités. A commencer par Nicolas Sarkozy, particulièrement touché. Il y a, d’abord, sa volonté de rupture avec la «Francafrique» qui a suscité l’intérêt des USA. Cela va «donner aux Etats-Unis des occasions d’étendre leur influence en Afrique sans rencontrer de résistance française». Ensuite, le site met l’accent sur «l’affront» du président français au Roi Mohammed VI en passant d’abord par l’Algérie puis le Maroc. Ce n’est pas une découverte pour les Marocains qui avaient officiellement protesté. De plus, dit un courrier diplomatique, Sarkozy s’est attiré la colère du Roi Mohammed VI pour s’être assis, sans tenir compte du protocole royal, mettant un pied sur l’autre, lors d’une visite officielle. Chose qui a été interprétée par le diplomate américain auteur de la note, comme étant un «tabou dans l’islam de montrer ses chaussures» (sic!). Par ailleurs, le site assure que selon Abdelaziz Bouteflika, «du fait du poids de leur histoire coloniale au Maghreb, les Français sont incapables de jouer un rôle constructif dans le conflit du Sahara», tout en ajoutant que «la France n’a jamais vraiment accepté l’indépendance algérienne et utilise le Maroc à travers le Sahara pour punir Alger». Les observateurs seront sans doute surpris qu’un diplomate américain accorde crédit à cette thèse. Au volet maroco-marocain, WikiLeaks pointe du doigt «la corruption qui sévit dans l’armée, notamment chez les gradés». La corruption est également présente dans l’immobilier. D’ailleurs, WikiLeaks cite dans sa note l’intervention de Khalid Belyazid, DG du Groupe Eco-Médias, sur la pratique du «noir» dans l’immobilier. Au final, un débat mondial s’est engagé sur l’intérêt ou non de tout publier dans les rapports diplomatiques. L’affaire WikiLeaks aura au moins eu le mérite de l’avoir lancé.M.A.B.

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