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    La Côte d’Ivoire sombre dans le chaos

    Par L'Economiste | Edition N°:3418 Le 06/12/2010 | Partager

    . Scènes de violence après les investitures de Gbagbo et Ouattara . L’ex-président sud-africain Thabo Mbeki en mission d'urgenceDeux présidents et peut-être deux Premiers ministres. Une situation institutionnelle inédite en Côte d’Ivoire au lendemain des élections présidentielles. L’avenir s’annonce noir pour le premier exportateur mondial de cacao. Fort du soutien de l’armée, le président sortant, Laurent Gbagbo, qui a obtenu 51,45% des voix, a prêté serment samedi. Quelques heures plus tard, Alassane Ouattara – ex-1er ministre – qui a remporté plus de 54% et bénéficie du soutien quasi général de la communauté internationale, a constitué son gouvernement. Avec Guillaume Soro, ex-premier ministre de Laurent Gbagbo. Balayant le désaveu de la France, des Etats-Unis, de l’ONU, de l’Union africaine et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), Gbagbo (au pouvoir pendant 10 ans) se dit prêt à «aller jusqu’au bout» pour défendre son fauteuil présidentiel, tout en condamnant «l’ingérence étrangère dans les affaires de son pays». En soutenant Ouattara, la France et les Etats-Unis témoignent de la concurrence existant entre les deux pays dans cette région de l’Afrique. Les Américains ayant pour objectif de prendre la place historique des Français dans le continent. Ouattara est également soutenu par les Nations unies et l’Union africaine. Celle-ci, ayant jugé critique la situation dans le pays, a envoyé hier l'ex-président sud-africain Thabo Mbeki en «mission d'urgence» pour tenter de trouver une issue à cette crise. Ouattara compte également sur l’appui manifeste de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), qui contrôle le nord du pays depuis sa tentative de putsch de septembre 2002. Le leader des FN et Premier ministre depuis l'accord de paix de 2007, Guillaume Soro, a reconnu l'élection d’Ouattara. Ainsi, le pays qui a aujourd’hui deux présidents risque d’avoir deux Premiers ministres. Une situation qui a plongé le pays dans le chaos le plus total. Des affrontements entre les deux clans ont été signalés à Abidjan, Port-Bouët et Bouaké. Des personnes auraient été tuées à Abidjan, samedi dernier. Rappelons que la presse étrangère a été «priée» de quitter le pays. Synthèse L’Economiste

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