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    La Conserverie Oued Souss récuse les accusations du PJD De notre correspondante à Agadir, Malika ALAMI

    Par L'Economiste | Edition N°:910 Le 06/12/2000 | Partager

    . Selon les représentants de l'établissement et les autorités locales, l'intervention des forces de l'ordre lors de la grève du 27 novembre dernier n'a pas fait de mort. L'employée décédée le 28 novembre a succombé aux suites d'une longue maladie, selon ses proches. L'UNTM réclame une autopsie, la famille de la défunte refuseLa Conserverie Oued Souss de la zone industrielle d'Anza dans la Wilaya d'Agadir a retrouvé son calme depuis plusieurs jours. L'établissement qui compte plus de 457 salariés au total (dont 200 environ sont affiliés à l'Union Nationale du Travail du Maroc UNTM) mène une activité normale. A rappeler que l'usine a été marquée le 27 novembre dernier par un mouvement de grève doublé d'un sit-in à l'appel de l'UNTM, proche du Parti de la Justice et Développement (PJD). Selon les responsables de Oued Souss Conserves (OSC) et les autorités locales, les affrontements entre grévistes et forces de l'ordre n'ont causé la mort d'aucun employé comme l'avaient révélé au Parlement les représentants du PJD le 29 novembre dernier. Information qui avait été rapportée par L'Economiste dans son édition du 1er décembre 2000 (www.leconomiste.com). «Le décès de l'ouvrière, Ijjou Baghzouz, n'a rien à voir avec ce conflit social. Elle a succombé le 28 novembre dernier aux suites d'une maladie dont elle souffrait depuis longtemps'', affirme M. Mohamed El Baïssi, directeur général d'OSC. Ces propos sont confirmés par les filles de la défunte, Mlles Messaouda et Khaddouj Ifrguane, avec un dossier médical à l'appui. «Notre mère s'est rendue le matin du 27 novembre à l'usine, mais n'a pas participé à la grève; elle a rebroussé chemin quand elle a pris connaissance de la manifestation sans aucune confrontation avec les forces de l'ordre'', soulignent-elles. Et d'ajouter: «La défunte souffrait d'une pleurésie et d'une maladie aux reins, ce qui l'a forcée à s'absenter longtemps. Le 5 novembre dernier a été son dernier jour de travail''. Les représentants du PJD et de l'UNTM continuent à soutenir que l'intervention des forces de l'ordre lors de ce conflit a réellement tourné au drame. Pour eux, feu Ijjou Baghzouz a participé à la grève et succombé aux coups qu'elle a reçus lors des affrontements. Pour déterminer les circonstances du décès, ils réclament une enquête et l'autopsie du corps. Chose que refuse catégoriquement la famille de la défunte.La mort de cette employée n'est pas la seule chose que dénonce le groupe PJD. Selon M. Jamaâ Mouatassime, membre du bureau national de l'UNTM et conseiller à la deuxième Chambre, la grève s'est soldée par plus de huit blessés. Chose que récusent les responsables de l'établissement. De leur côté, les autorités locales avancent qu'un agent de police a été grièvement blessé. A noter que sur les 21 ouvriers arrêtés lors du sit-in, 20 ont été relaxés. Ils sont poursuivis entre autres pour coups et blessures, entrave à la liberté de travail, jets de pierre et violence à l'encontre des forces de l'ordre.A rappeler que ce conflit social s'est déclenché depuis le mois d'octobre dernier. Pour le résoudre, plus de six réunions entre les représentants du syndicat et la direction d'OSC ont eut lieu en présence des autorités locales d'Anza. Selon M. Mouatassime, le cahier revendicatif contient près de 17 points. Il s'agit surtout de la révision des horaires et la régularisation de la situation des ouvriers dont la plupart travaillent depuis plusieurs années sans être déclarés à la CNSS, indique-t-il. Ces allégations sont contestées par MM. El Baïssi et Abderrazak Lalj, délégué régional de l'emploi à Agadir. Pour eux, l'ensemble du personnel est déclaré à la CNSS et les dispositions de la législation du travail sont respectées.

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