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    La CNIA se dote d'un Conseil de Surveillance

    Par L'Economiste | Edition N°:292 Le 07/08/1997 | Partager

    La compagnie d'assurances CNIA, privatisée récemment, met en application les nouvelles dispositions de la SA: Conseil de Surveillance et Directoire. La Compagnie prépare un plan de développement de nouveaux métiers et produits.


    LE siège flambant neuf du 216 Bd Zerktouni sied parfaitement à la CNIA (Compagnie Nord africaine et Intercontinentale d'Assurances) nouvelle formule. Rien à voir avec les bureaux plutôt sombres du 157 Avenue Hassan II. Dans le nouvel immeuble de 22.000 m2 acquis pour 144 millions de DH, une ambiance feutrée se dégage. Très anglo-saxone. Peut-être même très bahreini, pourrait ajouter quelque observateur à l'humour mordant, en faisant allusion à l'entrée du groupe Arig devenu actionnaire majoritaire.
    Longtemps tenue pour bureaucratique et peu transparente, la CNIA se veut aujourd'hui plus communicante, plus réceptive et surtout plus efficace. La compagnie amorce cette transition avec une physionomie inédite. La CNIA a en effet adopté le principe du conseil de surveillance et du directoire. Cette organisation est rendue possible par les nouvelles dispositions de la loi sur les SA.

    Bien connue du droit français des sociétés et inspirée du droit allemand, cette formule consiste à placer auprès d'un organe de direction (le directoire) cumulant les pouvoirs du Conseil d'Administration et du président, un organe permanent de surveillance (le Conseil de Surveillance) plus vigilant que l'assemblée générale. Ce système permet une meilleure sauvegarde des intérêts des investisseurs, celui de permettre aux principaux actionnaires de ne pas s'engager dans la gestion quotidienne. A elles seules ces modifications statutaires ne sauraient suffire pour faire de la CNIA la première compagnie du secteur, une ambition affichée depuis la privatisation. En fait, les nouveaux actionnaires parient surtout sur le développement de produits et métiers nouveaux. Les dirigeants de la CNIA sont conscients que la réussite de ces projets restera tributaire du degré de motivation du personnel. Ce dernier facteur tient à coeur à M. Saâd Kanouni, administrateur délégué de la Compagnie. «La CNIA peut se targuer d'avoir une des meilleures productivités du marché», indique-t-il. Pour l'année 1996, les résultats de la compagnie font ressortir un chiffre d'affaires par salarié de 1,6 million de DH.

    Forte de l'expérience d'Arig en matière d'assurance-santé notam-ment, la CNIA entend, entre autres, promouvoir la branche assurances de personnes. Arig parie aussi sur la notoriété de la CNIA pour des produits comme Addamane achaâbi ou Addamane al Hirafi. A lui seul, le produit Addamane chaâbi, qui est un produit de retraite pure, totalise 100.000 adhérents pour un chiffre d'affaires de 135 millions de DH. Ces produits illustrent une des meilleures réussites de la bancassurance, le partenaire bancaire étant la BCP. Les nouveaux actionnaires tiennent à ce que cette collaboration soit maintenue. «Ils ont une puissance de vente et une méthode de travailler inégalées sur le marché», ajoute M. Kanouni.
    Ces produits ont souvent conféré à la CNIA le caractère de compagnie d'assurances populaire. Pour les responsables de la Compagnie, ce caractère n'est pas lénifiant, bien au contraire.
    «Nous ne pensons pas perdre de l'argent du fait que nos produits soient populaires», affirme M. Kanouni, non sans une note d'humour.

    Fonds de solidarité: L'Etat doublement remboursé


    LA CNIA figure parmi les sept compagnies d'assurances (MCMA, Entente, RMA, Arabia, Cada et Remar) sommées, vers la fin des années 80, de présenter un plan de redressement. Sur ce total, quatre seulement, dont la CNIA, avaient pu fournir un plan de redressement jugé fiable et bénéficier du concours du fonds de solidarité.
    Pour M. Saâd Kanouni, cet épisode relève de l'histoire ancienne. Il affirme que l'Etat a été doublement remboursé. Une première fois en devenant actionnaire de la CNIA au titre de la contribution du fonds de solidarité. Une seconde fois à l'occasion de la concrétisation de la privatisation de la Compagnie. Pour M. Kanouni, la CNIA doit d'autant plus être félicitée qu'elle n'a pu bénéficier de conditions de remboursement aussi avantageuses que celles des autres compagnies débitrices.

    Mohamed BENABID

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