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    International

    La Chine, un géant commercial qui se fait tout petit

    Par L'Economiste | Edition N°:2419 Le 11/12/2006 | Partager

    . En 5 ans, la Chine n’a attaqué qu’une seule fois un autre Etat devant l’OMC. En dépit de cela, la copie reste une de ses spécialitésLa Chine, nouveau géant du commerce mondial, continue à se faire toute petite dans l’enceinte de l’OMC, évitant soigneusement les heurts en cinq années de participation et laissant à d’autres Etats comme le Brésil ou l’Inde le soin de défendre les intérêts des pays émergents. «Ce n’est pas le style des Chinois de taper du poing sur la table ou de faire de grandes déclarations», observe le porte-parole de l’OMC, Keith Rockwell. Leur approche est «orientée vers les résultats», explique-t-il. Alors que la Chine accumule des excédents astronomiques avec ses partenaires commerciaux, la discrétion de Pékin relève de la «stratégie de négociation», observe l’ambassadeur de Hong Kong auprès de l’OMC, Tony Miller. En cinq ans, la Chine n’a attaqué qu’une seule fois un autre Etat devant l’organe de règlement des différends de l’OMC. Elle préfère à cela le règlement à l’amiable. La Chine, devenue depuis son adhésion le quatrième, puis le troisième exportateur mondial de marchandises après l’Union européenne et les Etats-Unis devant le Japon et le Canada, aurait a priori tout à gagner d’une réussite de ces négociations, aujourd’hui dans l’impasse. Mais la Chine s’est gardée de prendre le premier rang dans les tractations, demandant simplement qu’on n’exige pas trop de la part des pays qui ont comme elle adhéré récemment. Pékin a ainsi laissé à Brasilia et New Delhi, pourtant loin derrière en termes de poids commercial, le soin de négocier au nom des pays émergents face aux puissances occidentales. Au point que ces dernières appellent la Chine à faire pression sur les autres pays en développement pour les convaincre d’ouvrir davantage leur marché aux produits industriels.Ceci n’empêche pas cela, la Chine demeure tout de même le premier contrefacteur au monde. Surtout dans le domaine des médicaments. En août dernier, la police de Shanghai a démantelé un réseau de contrefaçon de Tamiflu, le médicament antigrippe du géant pharmaceutique suisse Roche, mais malgré la volonté affichée de Pékin de lutter contre l’industrie du faux, le phénomène est encore en bonne santé. Le piratage, que Pékin s’est engagé à combattre en entrant à l’OMC, ne s’attaque pas seulement aux marques de luxe ou de sport, mais aussi aux médicaments, un sujet de préoccupation pour l’OMS. «C’est un problème complètement différent des chemises, montres ou DVD faux, car vous ne mourez pas de ces produits», explique le représentant en Chine de l’OMS, Henk Bekedam. «Certains des faux médicaments n’ont pas la substance active dont le patient a besoin, certains ont des substances dangereuses; d’autres ont l’ingrédient actif mais pas le bon dosage. C’est particulièrement grave quand il s’agit des antiviraux et des antibiotiques. Car un dosage faible peut entraîner une résistance du virus», poursuit-il. «Ce n’est donc pas du tout la même chose que de marcher dans la rue avec un sac copié. C’est mauvais pour l’industrie et cela tue des gens», met en garde le représentant de l’OMS, selon lequel le nombre de personnes tuées «n’est pas petit».


    8% de médicaments contrefaits

    En 2005, selon les chiffres officiels, les cas de médicaments contrefaits se sont élevés à 310.000 et quelque 8% des médicaments vendus dans le pays sont faux. Selon l’OMS, depuis plusieurs années, le gouvernement central a pris la mesure du problème. Cependant, avec plus de 5.000 entreprises pharmaceutiques et environ 10.000 pharmacies sur tout le territoire, tout contrôler est une tâche difficile. Et un succès comme celui de Shanghai, avec 400 kilogrammes de pilules saisies, reste une goutte d’eau dans l’océan, comparé aux pertes potentielles des industriels. Synthèse L’Economiste

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