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    Enquête

    La charte de la COSEF marque le nouveau Plan quinquennal de l'OFPPT

    Par L'Economiste | Edition N°:634 Le 09/11/1999 | Partager

    · Formation par alternance, formation continue, mise à niveau des entreprises, une stratégie qui conforte les premiers choix

    · Nouveauté: La participation aux frais de formation


    M. Khalid Alioua, ministre de l'Emploi et de la Formation Professionnelle, n'était pas le 5 novembre en tribune pour la présidence de la 6ème réunion annuelle des directeurs des établissements de l'Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail (OFPPT). Le ministre s'est excusé une première fois la semaine d'avant et l'Office a dû reporter sa réunion pour le 5 novembre. Mais, la mission de M. Alioua aux Etats-Unis s'est encore prolongée. Aussi n'a-t-il pas pu rencontrer les 186 directeurs des établissements de formation de tout le pays, relevant de l'OFPPT.
    Reste que l'absence de M. Alioua ne les a pas empêchés d'avoir une journée chargée où ils ont pris connaissance de tout ce qui se prépare au sein de leur organisme. De prime abord, M. Mounir Chraïbi, directeur général de l'Office, leur a exposé la stratégie de développement à l'horizon 2004. Pour assurer le financement de ce plan, l'Office aura besoin d'un budget d'investissement annuel de 300 millions de DH, soit trois fois plus que le budget actuel.
    Dans ses grandes lignes, cette nouvelle stratégie se positionne par rapport à l'intégration à l'économie mondiale. Aussi, l'OFPPT devra-t-il diriger ses prestations pour mieux accompagner la mise à niveau des entreprises, faire face à l'émergence de nouvelles politiques industrielles et orienter davantage la formation professionnelle au service de l'emploi. Rien de nouveau en fait, puisque ce plan vient conforter les premiers choix. Le mode de formation par alternance dominera de plus en plus les autres types. Avant même de boucler son cursus, le stagiaire aura déjà une première expérience professionnelle.

    Le même effort sera dirigé vers la formation continue. "Plus qu'un droit, celle-ci doit être perçue comme un devoir pour chaque salarié pour défendre son emploi et assurer sa promotion", indique M. Chraïbi.
    La nouvelle stratégie de l'Office est également fortement marquée par les orientations de la charte nationale d'éducation et de formation, élaborée par la Commission Nationale Formation-Education (COSEF). Il en ressort une importante orientation du système éducatif vers la formation professionnelle en passant de 10% aujourd'hui à 50% dans les suggestions de la charte. Nouveauté, les stagiaires devront participer aux frais de formation. Aussi, comme l'a signalé un industriel, le rapport qualité/prix, aujourd'hui en faveur de l'Office, pourra-t-il se rétrécir à cette hypothèse. L'OFPPT devra donc impérativement améliorer la qualité de ses prestations.


    Obsolescence du cadre de gestion des ressources humaines


    La grande partie des doléances du staff de l'OFPPT se rapporte à la gestion des ressources humaines. Le statut du personnel de l'Office reste dans ses grandes lignes calqué sur celui de la fonction publique. Ainsi, pas moyen de tenir compte de l'expérience et des compétences des nouvelles recrues, mais seulement de leurs diplômes. Pas moyen non plus d'introduire l'évaluation ou l'augmentation des salaires selon la méritocratie. L'état-major de l'Office veut entraîner ses équipes à travailler selon la nouvelle culture de l'entreprise où les rapports, aussi bien avec l'extérieur qu'entre les différents départements, sont basés sur une relation client/fournisseur.
    Autre contrainte de l'OFPPT, l'absence de culture d'évaluation. Passer d'une évaluation administrative à une approche beaucoup plus économique reposant sur les critères de productivité, ne semble pas encore entrer dans les moeurs de ses agents.

    Malika EL JOUHARI

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