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    Courrier des Lecteurs

    La BCP renforce son soutien à la création d'entreprises

    Par L'Economiste | Edition N°:296 Le 18/09/1997 | Partager

    Deux nouvelles missions ont été définies pour la FBPCE (Fondation Banque Populaire pour la Création d'Entreprises): le micro-crédit et un centre d'affaires. Le détail des projets en instance.


    C'était en 1991. La BCP (Banque Centrale Populaire) mettait en place une fondation destinée à promouvoir la création d'entreprises. En d'autres termes, l'objectif consistait à aider les porteurs de projet dans la phase post-création et accompagner leurs premiers pas par le conseil et la formation. Six ans après, deux nouvelles missions ont été confiées à cet organisme, «dans le prolongement de notre activité initiale», précise M. Mustapha Bidouj, le secrétaire général.
    La première, la FBPCE va prochainement ouvrir un centre d'affaires destiné aux porteurs de projets. Les initiateurs sont partis d'un constat très simple: le potentiel de création d'entreprises est fortement étouffé par le déficit de locaux ou l'impossibilité pour nombre de promoteurs d'engager une charge locative au démarrage. Pour y pallier, le centre leur offre, outre une banque de données, plusieurs services, entre autres la domiciliation juridique, les télécommunications, des bureaux à temps partagé et le secrétariat. «Certaines prestations seront gratuites, d'autres facturées à leur coût de revient», souligne M. Bidouj.

    Dans les faits, le promoteur, plus particulièrement pour les activités de services, pourra commencer à gérer son affaire à partir du centre. Cependant, l'hébergement est limité dans le temps. «Il s'étale sur deux étapes», explique M. Abdelhamid Rouini, chargé d'études à la Fondation. La domiciliation commerciale, la première, consiste à offrir aux promoteurs un point de contact dans la phase post-création. La seconde, la domiciliation juridique, démarre avec la création. Elle sera limitée à une année environ, est-il indiqué.
    Le centre d'affaires est logé au siège de la Fondation, Avenue Moulay Youssef. Il sera ouvert d'ici novembre prochain.
    Quant au second grand projet de la FBPCE, le micro-crédit, il est déjà bouclé. «Nous n'attendons plus que le feu vert de notre instance dirigeante pour démarrer», assure M. Bidouj. Il précise que cette activité n'est pas inconnue de la BCP qui l'avait déjà pratiquée via le crédit-artisanat pour lequel les engagements varient entre 3.000 et 5.000 DH.

    Modernisation de l'informel


    Dans le principe, l'objectif du projet de micro-crédit ne se résume pas seulement à la simple réinsertion sociale des personnes défavorisées. Il consiste également à moderniser les petites activités informelles et les pousser progressivement vers le circuit bancaire. L'approche est ainsi complémentaire de celle des organismes déjà en place, notamment la Fondation Zakoura ou l'Association Al-Amana.
    La fourchette des prêts est à un niveau un peu plus supérieur que celui défini par ces dernières. Les concours sont compris entre 3.000 et 50.000 DH. Ils sont essentiellement destinés aux activités menées en milieu urbain (petits commerces, artisanat, petite activité de services). Les prêts seront accordés individuellement à des personnes qui se cautionnent mutuellement au sein d'un groupe de solidarité. En sus, tout bénéficiaire ou postulant à un prêt est obligé de suivre des séances de formation en matière de gestion.

    «Souplesse, simplicité et coûts de gestion acceptables», telles sont les bases sur lesquelles est assise la conduite du projet. Selon le secrétaire général de la FBPCE, «aucune erreur n'est permise, compte tenu des moyens mis en place et de la notoriété de la Banque». Par conséquent, le projet a germé pendant une année avant d'être concrétisé. Il commencera par une phase pilote de 6 mois destinée à mesurer l'impact et procéder aux réajustements nécessaires. Des antennes de la Fondation seront par la suite installées à proximité des populations ciblées. A souligner que la gent féminine sera très privilégiée.
    Côté finance, une dotation de la BCP permet d'entreprendre les premières opérations. La FBPCE s'appuiera par la suite sur d'autres sources. A cet effet, elle pourra compter sur le soutien de la Banque Mondiale et de l'Union Européenne «très intéressées par le projet».

    Alié Dior NDOUR

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