Economie

La Banque mondiale prête 260 millions de dollars au Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:2174 Le 19/12/2005 | Partager

. 200 millions consacrés notamment au redressement des banques publiques (CIH, CAM et BNDE). Le reste pour l’alimentation en eau potable en milieu rural La Banque mondiale a accordé jeudi dernier au Maroc un prêt de 200 millions de dollars (soit 1,8 milliard de DH environ) pour redresser des banques publiques et renforcer la transparence du secteur financier. Les banques concernées sont la Banque nationale pour le développement économique (BNDE), le Crédit Immobiliser et Hôtelier (CIH) et le Crédit Agricole du Maroc (CAM). Le Maroc tente de redresser les banques publiques en difficulté en vue d’une prochaine privatisation. «On ne peut céder que des entreprises viables ou qui pourraient l’être potentiellement», avait déclaré le 8 décembre le ministre des Finances Fathallah Oualalou.Ce prêt a également pour but de contribuer à la modernisation du système des paiements et le développement des normes de comptabilité et d’audit.L’enveloppe qui sera décaissée en deux tranches, la première de 130 millions (1,17 milliard de DH) et la seconde de 70 millions de dollars (630 millions de DH environ), appuie le programme des réformes pour l’amélioration du cadre juridique, réglementaire et de supervision du système financier, la restructuration des institutions financières publiques et le renforcement de l’infrastructure du secteur financier.L’application réussie du programme des réformes permettra d’améliorer considérablement le cadre et l’infrastructure du secteur financier et de consolider les institutions financières du pays, indique un rapport descriptif de l’opération de la BM qui souligne que trois composantes ont été proposées.La première composante concerne la promulgation d’une nouvelle législation bancaire et la mise en place d’un cadre renforcé de réglementation et de supervision des banques, des assurances et des capitaux. Cette composante comprend la préparation et la diffusion de réglementations d’application conformément à la nouvelle législation bancaire (Statuts de la Banque centrale et nouvelle loi bancaire). La seconde composante, la plus importante, a trait à la restructuration des institutions financières du secteur public. Quant à la troisième, elle concerne le renforcement de l’infrastructure, de la transparence et de l’intégrité du secteur financier à travers la modernisation du système des paiements, l’amélioration de la transparence et de l’intégrité du système financier en développant notamment les normes de comptabilité et d’audit.


Renforcement des capacités de l’Onep

La Banque mondiale a également approuvé l’octroi d’un prêt de 60 millions de dollars (près de 540 millions de DH ) à l’Office national de l’eau potable (ONEP) pour le financement de projets d’alimentation en eau potable et d’assainissement de plusieurs zones rurales du Maroc. Ce prêt, garanti par l’Etat marocain, a pour but de soutenir le programme du gouvernement visant à accroître le taux d’alimentation en eau potable des populations en milieu rural dans les provinces d’Essaouira, Safi, El Jadida, et de Taza et Taounate. Le prêt de la BM permettra aussi de renforcer la capacité de l’Onep à réaliser les projets d’adduction d’eau potable et d’assainissement et de fournir un soutien aux organisations ou coopératives locales chargées de la maintenance du réseau de distribution de l’eau. A noter que le Programme d’approvisionnement groupé en eau potable des populations rurales (PAGER) a permis d’approvisionner en eau quelque 60% des populations rurales à la fin de 2004.Synthèse L’Economiste

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