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    Politique

    L’UMT veut se refaire une jeunesse

    Par L'Economiste | Edition N°:3421 Le 10/12/2010 | Partager

    . Le syndicat tient son 10e Congrès national. Le premier depuis 15 ans . Fini le mandat de secrétaire général à vieEnfin, l’Union marocaine du travail (UMT) va tenir… un congrès. Ce sera le 10e depuis sa création le 20 mars 1955. Le dernier remonte à 15 ans. La centrale syndicale ne pouvait plus attendre encore pour se mettre en phase avec la nouvelle législation sur les partis et les syndicats.Ce week-end donc (11 et 12 décembre), les militants de l’UMT doivent, entre autres, élire le nouveau secrétaire général. Mais avant, ils auront la lourde tâche de débattre et voter les amendements des statuts. Il est vrai que ces derniers sont restés figés depuis les décennies de «règne» de Mahjoub Benseddik. Ainsi, désormais l’élection du secrétaire général sera de l’attribution de la commission administrative issue du Congrès national. Une décision qui tranche nettement avec les pratiques du passé quand le secrétaire général était élu par le congrès, quand il se tient. Disposition importante: le secrétaire général élu ne peut remplir plus que deux mandats de quatre années chacun.Au siège de l’organisation syndicale, c’est le branle-bas de combat. Locaux fraîchement peints, mobilier neuf… on s’active dans l’objectif de réussir ce congrès. «Les congrès nous ont manqué et nous attendions particulièrement celui-ci avec beaucoup d’espoir et d’impatience», dira un militant. Une attente qui en dit long sur la situation de «non démocratie» qui prévalait au sein de la centrale syndicale. Il faut dire que le défunt Mahjoub Benseddik avait mis main basse sur le syndicat qu’il avait fondé. Moins de trois mois donc après sa mort, l’UMT veut se donner une nouvelle jeunesse. Nouvelle conception de la gestion, encore plus de transparence dans les finances de la centrale, direction collégiale, plus grande ouverture sur la presse et l’opinion publique, meilleure communication avec les adhérents et donc avec la base, échanges avec des syndicats d’autres pays. Néanmoins, l’UMT réclame un recentrage des forces syndicales en un seul front, fort et uni. Tout cela, pour lutter contre la balkanisation du champ syndical national (pas moins de 33 syndicats).Autre principe inébranlable chez la future nouvelle direction de la centrale: l’indépendance. «Nous demeurons attachés à notre indépendance vis-à-vis des partis politiques de quelque bord qu’ils soient». Miloudi Mokharik, qui donnait jeudi une conférence de presse au siège du syndicat à Casablanca, n’a pas cessé de le répéter. Sans le dire ouvertement, il a coupé court aux rumeurs qui circulaient depuis un moment sur un éventuel retour de Hassan Benaddi. C’est le Parti authenticité et modernité (PAM). dont il est l’un des dirigeants, qui aurait manifesté son désir de revoir Benaddi à l’UMT. L’Union marocaine du travail, qui revendique 820.000 adhérents, veut se démarquer du passé et s’engager dans une nouvelle dynamique privilégiant avant tout la bonne gouvernance… Ils seront ainsi près de 1.300 délégués qui procéderont au renouvellement des instances de décision de leur centrale. Le rôle du Conseil national sera renforcé. Ce sera désormais la plus haute instance de la centrale. Il sera composé de la commission administrative élue et des secrétaires généraux des différentes unions de l’organisation syndicale.J.E. HERRADI et Il. B.

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