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    Economie

    L’axe Rabat-Tunis se met en place

    Par L'Economiste | Edition N°:3429 Le 22/12/2010 | Partager

    . Transport, assurance, normalisation, contrôle de la qualité, douane…, les problèmes à résoudre. La taille du marché tunisien réduit les exportations marocainesNouveau départ pour les échanges commerciaux entre le Maroc et la Tunisie. Les patronats des deux pays organisent les 21 et 22 décembre les premières journées économiques conjointes. Près de 28 entreprises tunisiennes et 48 marocaines, prennent part à cet événement. «Pour plus d’efficacité, nous avons privilégié l’invitation d’un nombre réduit de participants plutôt qu’une participation massive d’entreprises avec des résultats peu probables», explique Abdelmounaïm Faouzi, président du Conseil d’affaires maroco-tunisien. Une instance rattachée aux patronats des deux pays et coprésidée par un homme d’affaires de part et d’autre. Au programme de ces journées économiques, des contacts B2B entre les entreprises des deux pays, œuvrant dans divers secteurs tels que le tourisme, l’agroalimentaire, l’automobile, les énergies renouvelables, les TI… L’événement qui se poursuit aujourd’hui, a pour objectif d’instaurer un nouveau partenariat entre le Maroc et la Tunisie. Les participants sont appelés à procéder à l’évaluation de la mise en œuvre des recommandations de la haute commission mixte maroco-tunisienne, visant à établir une véritable intégration économique. Il sera également question de discuter des mécanismes à mettre en place pour instaurer les prémices de la «coopétition» entre les deux pays. Une nouvelle forme de partenariat intégrant à la fois la coopération et la compétition. L’enjeu est d’optimiser les domaines où les deux pays sont complémentaires ou concurrents afin d’envisager une nouvelle conception de coopération. Ensemble, les deux pays seraient en mesure de mieux attaquer des marchés classiques comme l’UE ou encore nouveaux comme l’Afrique ou l’Asie. Pour rappel, le Maroc et la Tunisie sont liés par quatre accords commerciaux. «La signature de conventions d’amitié et de coopération est une bonne chose, mais il faut maintenant essayer améliorer les chiffres de nos échanges commerciaux», déclare Sadok Korbi, ambassadeur de Tunisie à Rabat. Au cours de ces dernières années, les échanges entre le Maroc et la Tunisie ont connu une hausse régulière. En 2009, ils se sont établis à 2,5 milliards de DH, en hausse par rapport à 2007. Selon Mohamed Horani, président de la Confédération générale des entreprises marocaines (CGEM), les exportations tunisiennes vers le Maroc se sont établies à 150 millions d’euros, tandis que les exportations marocaines vers la Tunisie n’ont guère dépassé les 50 millions d’euros. «Le volume modeste des expéditions marocaines vers la Tunisie s’explique par la taille de ce marché», analyse Horani.Au cours des 11 premiers mois de 2010, les relations commerciales ont connu une hausse significative. Ainsi, les exportations tunisiennes vers le Maroc ont progressé de 18%, tandis que les expéditions marocaines vers la Tunisie ont fait un bond de 60% au cours des 11 premières mois de 2010 en comparaison avec la même période de 2009. Une année impactée par la crise économique. Au total, les échanges entre les deux pays ont enregistré une croissance de 28%. Le challenge est maintenant de donner un coup d’accélérateur. Pour cela, les deux pays sont appelés à trouver des solutions aux problèmes de transport, d’assurance, de normalisation, de contrôle de la qualité.


    Locomotive

    En l’absence d’un ensemble maghrébin intégré, l’axe maroco-tunisien semble prendre forme. Il pourrait donc constituer une véritable locomotive pour fédérer par la suite les patronats algérien, libyen et mauritanien dans le cadre d’un patronat maghrébin uni. Le forum des hommes d’affaires maghrébin, dont la rencontre est prévue les 9 et 10 mai 2011 à Marrakech, constitue une plateforme pour la création de cette organisation. Une institution dont la nécessité est devenue une urgence car elle constituera un interlocuteur de poids pour ses homologues dans les autres régions du monde.


    «Nous sommes aujourd’hui dans une logique d’investissement»
    Entretien avec Saâd Sefrioui, vice-président du Conseil d’affaires maroco-tunisien
    Saâd Sefrioui, vice-président du Conseil d’affaires maroco-tunisien et président de la Fédération des entreprises d’artisanat (CGEM), fait l’état des lieux de la coopération entre le Maroc et la Tunisie et livre les pistes d’amélioration.- L’Economiste: Quel est le plan d’action du conseil d’affaires maroco-tunisien?- Saâd Sefrioui: Le Conseil d’affaires maroco-tunisien est né il y a 3 ans. Il a pour principales missions de booster les échanges économiques entre les hommes d’affaires des deux pays. Depuis sa mise en place, ce conseil a permis d’enclencher une dynamique et une nouvelle vision des relations économiques. - Quels sont les obstacles majeurs à l’investissement en Tunisie et au Maroc?- Aujourd’hui, nous sommes passés d’une logique d’échanges import-export à une logique d’investissement de part et d’autre. Ce qui devrait pérenniser solidement les relations économiques entre les deux pays. Une série de mesures ont été prises par les deux pays pour encourager ces initiatives. D’ailleurs, une demi-journée est consacrée uniquement aux investissements avec la présence de l’Amdi et de son homologue tunisienne.- Et les opportunités?- Aujourd’hui, les opportunités d’investissements sont importantes, notamment dans les services, le conseil, l’aéronautique, l’automobile, l’agroalimentaire… - Est-il possible de promouvoir la cotraitance et la complémentarité entre les deux pays?- Depuis la création du conseil, nous avons inscrit la complémentarité parmi les priorités. Nous sommes très complémentaires avec les Tunisiens dans plusieurs secteurs d’activité, notamment le textile. - Comment surmonter l’obstacle algérien pour créer la zone maghrébine de libre-échange? - Le seul axe qui marche actuellement est celui de Rabat-Tunis. Il faut capitaliser sur cette ligne pour créer la zone maghrébine. - Votre groupe est présent en Tunisie depuis 60 ans, quelle en est l’expérience?- Nous y exportons le Ghassoul qui est appelé en Tunisie le «Tfal Marocain» qui fait partie des us et des coutumes du rituel du bien-être en Tunisie. Aujourd’hui, après avoir mis en place le premier service de détaxe au Maroc, Premier Tax Free, nous sommes entrain de nous implanter en Tunisie aussi et nous avons d’autres projets en cours au niveau des services financiers.Hassan EL ARIF
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