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    Affaires

    Khénifra: Comment Chakira a mis le feu aux poudres

    Par L'Economiste | Edition N°:2174 Le 19/12/2005 | Partager

    . Une marche de protestation pour dénoncer des déclarations du maire PJD. Il aurait qualifié Khénifra de «lieu historique de la prostitution»Si c’était à Paris, on se croirait devant une marche de «Ni putes, ni soumises». Seulement voilà, nous sommes dans le Moyen-Atlas, plus exactement à Khénifra, autrefois haut lieu de la résistance. Le mouvement, c’est celui de femmes, jeunes et moins jeunes, sorties défendre ce qu’elles ont de précieux: leur réputation. «Nous ne sommes pas des prostituées», scandent en choeur de jeunes filles en tête de file d’une marche. Un mouvement de protestation qui intervient suite à la sortie médiatique de Chakira. Non, il ne s’agit pas de la chanteuse pulpeuse, mais plutôt de Lahcen Chakira, maire PJD de Khénifra.A l’origine de cette marche, qui a mobilisé vendredi un millier de personnes, des déclarations à la presse du président du conseil de la ville. Des déclarations qui portent sur le phénomène endogène de la prostitution dans la ville. Le maire aurait déclaré que la ville est un haut lieu «historique de la prostitution». Ce qui a attisé la colère des Khénifris, hommes et femmes, c’est que des quartiers, comme Hamria ou encore Fendek Aïcha Ghazi, ont été cités nommément. Du coup, tous les habitants de ces quartiers se sont sentis diffamés.Cette sortie médiatique a suscité un tollé général dans la ville du Moyen-Atlas. En témoigne cette marche de protestation, qui n’est pas dénuée de dimension politique, puisqu’elle est orchestrée par des mouvements de gauche tels que l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH), la Voie démocratique (Annahj) ainsi que d’autres association et centrales syndicales. «Nous dénonçons les déclarations irresponsables du président du conseil de la ville qui portent atteinte à l’histoire de la région», a confié à L’Economiste le président de la section locale de l’AMDH, Aziz Akkaoui. Et de poursuivre, nous exigeons des excuses. D’autres manifestants demandent le jugement et la démission du maire. Jusque-là, le maire est resté injoignable. Selon ses proches, «dépité par la manipulation dont il a été victime, il refuse toute sortie médiatique» et dément avoir fait allusion à la prostitution. Un procès aura lieu et c’est la justice qui aura le dernier mot.Amin RBOUB

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