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    Culture

    Keïd r'jal ou la jarre de la discorde

    Par L'Economiste | Edition N°:910 Le 06/12/2000 | Partager

    . L'Atelier de théâtre Tensift a donné vendredi dernier une représentation de sa dernière création «Keïd r'jal« au Complexe culturel Maârif Le programme de «Ramadan Maârif« a démarré son cycle théâtral avec «Keïd r'jal« (Ruses des hommes), un spectacle qui renoue avec la bonne vieille tradition de la «fourja«. Toutes ses composantes y passent. De la première scène jusqu'à la fin de la pièce, le spectateur est transporté dans le monde enchanteur du théâtre. Bâtie sur une histoire d'une simplicité désarmante, la trame recèle une profonde réflexion sur la notion de propriété et liberté. Mais avant tout, «Keïd r'jal« reste un hymne au théâtre parce qu'elle exploite à fond tous les coins de la scène.Un décor très dépouillé, mais qui montre à quel point Rafika Benmaimoun a médité sur la scénographie de la pièce, met en relief le jeu des comédiens qui investissent sans répit l'espace scénique. Ils jouent, chantent, dansent et improvisent avec l'aisance de professionnels qui maîtrisent les outils du bon spectacle. Et c'est avec beaucoup d'admiration qu'on découvre un Abdessamad Miftah El Kheir aux potentialités infinies et au dynamisme jovial. Ceux qui l'ont vu sur le petit écran ne le reconnaîtront probablement pas. A coup sûr, la scène est l'endroit qui lui sied le mieux. Bouchra Hraich et Samia Akarriou étonnent par la légèreté de leur interprétation. Le couple des soeurs fofolles, tantôt soumises, tantôt révoltées, est très attachant. Quant à Mohammed El Ouaradi, il est tout simplement génial.On regarde ces lutins qui se livrent à des jeux enfantins, on suit leurs tribulations. Ils se défoncent sur scène, font trembler les planches et donnent de l'émotion aux spectateurs. On les admire pour la qualité de leur spectacle, on les remercie enfin de nous avoir offert des moments de bonheur. On sort de la pièce légers pour avoir bien ri. Parce que «Keïd r'jal« est une pièce drôle dans laquelle on rigole d'un rire bon enfant. Son comique fuit la pitrerie gratuite et la bêtise comme la peste. On y retrouve tous les ingrédients d'une oeuvre de qualité. Un texte, inspiré de «La jarre« de Luigi Perandello et bien adapté au contexte marocain, un travail de scénographie infaillible, un jeu de comédiens magistral, le tout bien orchestré et mené d'une main de maître, celle de Hassan Hamouch en l'occurrence. . IntrigueUn père qui tient ses filles prisonnières dans sa maison, les cache des regards des curieux dont il craint le radotage, et pour cause: il a peur de les perdre comme il a perdu leur mère auparavant. Celle-là même qui les a abandonnés pour fuir avec un autre homme. Au fond de sa maison, il cache également une jarre - qui métaphorise assez bien le sujet de la pièce - qu'il garde comme un trésor. Un jour, ses filles cassent la jarre par inadvertance, et c'est là que les ennuis commencent. Le père somme ses filles de la réparer. Pour ce faire, elles font appel à un homme pour accomplir cette tâche. L'homme en question n'est autre que l'amant de la petite fille qui profite de cette brèche pour voir sa bien-aimée. Mais pour accéder à la maison du père, il se déguise en femme. La situation se complique davantage et le comique atteint son paroxysme. Pour ceux qui n'ont pas eu l'occasion d'apprécier ce spectacle, «Keïd r'jal« sera donnée en représentation du 7 au 9 décembre, à la Maison de la Culture Daoudiate à Marakech. Un rendez-vous à ne pas manquer. Kenza ALAOUI

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