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    Jorf: Al Wataniya et la RMA décrochent le gros lot

    Par L'Economiste | Edition N°:298 Le 02/10/1997 | Partager

    Al Wataniya et la Royale Marocaine d'Assurances viennent de réaliser un joli coup. Depuis le 12 septembre, ces deux compagnies sont devenues les assureurs du projet de construction des centrales électriques de Jorf Lasfar. Il s'agit du plus important contrat souscrit en assurance-dommage au Maroc.


    Les assureurs seraient ravis d'avoir à traiter plus fréquemment des contrats de cette importance. Le contrat en question se rapporte à la couverture des centrales électriques de Jorf Lasfar. Depuis le 12 septembre dernier, deux compagnies marocaines, Al Wataniya et la RMA (Royale Marocaine d'Assurances), sont devenues les assureurs, pour les garanties perte d'exploitation et dommage, du projet. Le risque vaut plus d'un milliard de Dollars (9,82 milliards de Dirhams) et doit dans les trois ans et demi atteindre le double de ce montant. Les primes, elles, varient en fonction de l'état d'avancement des travaux et atteignent en moyenne 50 millions de DH. Ce qui témoigne de l'importance du contrat.
    Il s'agit de la plus importante police souscrite en assurance-dommage au Maroc, signale-t-on. Jorf Lasfar détrône ainsi le barrage Mjaâra, un risque qui était assuré pour près de 800 millions de Dollars.
    Les négociations autour du contrat d'assurance de Jorf Lasfar avaient débuté il y a deux ans. L'Américain Marsh MacLennan, numéro un mondial en courtage d'assurance (5 milliards de Dollars de chiffre d'affaires en 1996) avait entrepris des contacts auprès des compagnies d'assurances maro-caines.

    Les propositions étaient traitées à travers le cabinet d'assurances Aceca, correspondant exclusif de Marsh MacLennan au Maroc. Les deux intermédiaires ont fini par porter leur choix sur Al Wataniya et la RMA. Le premier a été désigné apériteur (principal assureur du contrat), le second coapériteur.
    Le contrat comporte deux polices importantes. La première couvre, pour les tranches 1 et 2 du projet (celles-ci sont déjà opérationnelles), les dommages matériels et la perte d'exploitation. Pour les tranches 3 et 4, la police couvre, d'une part, les risques de dommages en cours de construction et, d'autre part, la «perte d'exploitation anticipée» (cette garantie couvre la perte de revenu qui peut être occasionné par un retard dans le démarrage des travaux par exemple). La seconde police couvre la responsabilité civile du fait de l'exploitation des tranches 1 et 2 et de la construction des tranches 3 et 4.
    Les polices ont été établies en conformité avec les exigences des principales parties impliquées dans le projet Jorf Lasfar. A commencer par l'ONE (c'est son bien qui est assuré). Les bailleurs de fonds ont pour leur part tenu à ce que les réassureurs (une douzaine en tout) soient notés par l'agence internationale Standard & Poor. Par ailleurs, du fait de ses spécificités techniques, la police d'assurance a été soumise à l'approbation de la Direction des Assurances et de la Prévoyance Sociale. «Pour nous, tout le défi était de veiller continuellement à concilier entre les exigences de l'ONE et des bailleurs de fonds. Lesquelles exigences sont traduites au niveau des garanties», explique M. Fouad Douiri, directeur général-adjoint d'Al Wataniya. Il a fallu tenir compte aussi d'une autre contrainte: les clauses du contrat étaient entièrement rédigées en anglais. «Dans d'autres domaines, cette contrainte peut paraître banale. L'on ne peut pas en dire autant dans le domaine très technique de l'assurance».

    Outre Al Wataniya et la RMA, d'autres compagnies d'assurances marocaines pourraient aussi tirer profit de la demande générée par le projet Jorf Lasfar. En effet, plusieurs sociétés s'intéressent actuellement aux autres contrats liés à la construction des centrales électriques. En dehors de la couverture, en dommage et perte d'exploitation, des gros oeuvres, les autres polices classiques d'assurance seront elles aussi placées sur le marché marocain. Il est question, notamment, d'une police d'assurance relative au transport de marchandises.

    Mohamed BENABID

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