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    Iran: Ahmadinejad interdit musique et cinéma

    Par L'Economiste | Edition N°:2176 Le 21/12/2005 | Partager

    . La musique occidentale et décadente particulièrement visées Le président ultraconservateur iranien Mahmoud Ahmadinejad a ordonné à la télévision et radio d’Etat de ne plus diffuser de la musique occidentale et décadente et d’encourager la musique nationale et celle rappelant l’époque de la révolution islamique, a rapporté lundi 19 décembre la presse.«Désormais la télévision et la radio doivent éviter de promouvoir la musique occidentale et décadente et mettre l’accent sur la musique nationale et traditionnelle, mais aussi la musique relaxante et celle rappelant la période de la révolution» islamique de 1979, a ordonné le président qui dirige également le Conseil suprême de la révolution culturelle.Selon la loi, la radio et la télévision sont obligées d’appliquer les décisions du conseil. Les médias officiels utilisent d’ordinaire des musiques traditionnelles ou encore celle du pianiste Richard Clayderman comme musique «relaxante».Mais des genres beaucoup plus modernes, comme le hip-hop ou la techno, sont désormais utilisés en accompagnement musical de nombreux programmes.Le président a également ajouté dans le décret que «la violence et la décadence doivent être évitées dans l’industrie cinématographique».De son côté, le ministre iranien de la Culture, Mohammad-Hossein Saffar-Harandi, a annoncé des restrictions pour le cinéma iranien.«Les films insultants pour la religion et la culture du peuple (...) et les films décadents et stupides doivent être interdits», a déclaré le ministre, dont les propos ont été rapportés par l’agence estudiantine Isna.Durant les deux mandats présidentiels de Mohammad Khatami (1997-2005), le gouvernement a mis en oeuvre une politique libérale en matière culturelle.Des films étrangers ont reçu le visa pour des projections dans les salles de cinéma et la télévision d’Etat, contrôlée pourtant par les conservateurs, a pu diffuser également des films étrangers ou des programmes sportifs, culturels et éducatifs utilisant de la musique occidentale.De nombreux Iraniens regardent également des chaînes de télévision par satellite, malgré l’interdiction décidée au milieu des années 90 par les autorités.Synthèse L’Economiste

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