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    Courrier des Lecteurs

    Investissements industriels agréés : +42% à fin juillet

    Par L'Economiste | Edition N°:144 Le 08/09/1994 | Partager

    En baisse durant deux années successives, les projets d'investissements ont enregistré une hausse non négligeable à fin juillet de cette année. Les extensions d'activités pèsent toujours plus lourd que les créations.

    Les investissements industriels agréés par le Ministère du Commerce et de l'Industrie (MCI) à fin juillet 1994 ont totalisé 6,3 milliards de DH, soit une hausse de 42% par rapport à la même période de 1993.

    Sur le seul mois de juillet, le montant des investissements visés conformes s'est établi à 1,65 milliard de DH. Il aura ainsi plus que doublé (+138%) par rapport au même mois de 1993.

    Près des deux tiers (64%) de ce montant reviennent aux promoteurs privés marocains, le reste étant réparti à hauteur de 22 et 14% entre les investisseurs étrangers et le secteur public respectivement. Sur les 382 dossiers agréés (+128% sur 1993),97 concernent des créations d'unités et 285 des extensions. La plus importante extension concerne une entreprise de pâte à papier Cellulose du Maroc, sise à Kénitra. Son projet pèse en effet près de 730 millions de DH. Côté création, l'affaire la plus coûteuse (62,8 millions de DH) intéresse la société Promopharm qui doit être créée à Casablanca.

    L'ensemble des projets initiés nécessitent des dépenses en devises de 1 milliard de DH, ce qui représente une nette augmentation (+145%) par rapport à juillet 1993. Le financement de ces projets doit provenir pour 51% de fonds propres et de 38% de crédits bancaires. Les 11% restants sont répartis entre les crédits fournisseurs (9%) et le leasing (2%).

    S'ils sont réalisés, ces projets créeront 6.400 emplois, soit 27% de plus qu'en juillet de l'année dernière. Les deux tiers de ces emplois intéressent deux branches : textile et cuir (41%) et chimie et parachimie (25%). L'investissement moyen par dossier ressort donc à 4,3 millions de DH pour la création de 17 emplois nécessitant chacun 259.000 DH l'an. Les industries chimiques et parachimiques concentrent 65% du montant à investir et 25% des emplois à créer. Ces chiffres confortent l'analyse d'un responsable du MCI. L'attrait pour cette branche provient du fait qu'elle renferme des activités jugées "sûres", le bâtiment et la pharmacie en l'occurrence. Les industries agro-alimentaires ont attiré, elles, 12% du total investi et 15% des emplois. Pour leur part, les industries textiles et du cuir ont drainé 8% des investissements et 41% des emplois. Les investissements projetés dans les industries électriques et électroniques et les entreprises à caractère industriel représentent 14% du total et sont répartis à 50-50. Les emplois à créer par chacune des deux branches pèsent respectivement 5 et 11% du chiffre global. Les industries métalliques et mécaniques viennent en dernier lieu avec 1% des investissements totaux et 3% des emplois.

    La répartition régionale des investissements place la Province de Kénitra au premier rang avec 817 millions de DH (49% du total) mais uniquement 4% des emplois à créer (268).

    La Wilaya de Casablanca occupe la deuxième position. Elle concentre en effet 17% des investissements totaux et 28% des emplois. Avec 88 millions de DH et 177 emplois (3%), la Province d'El Jadida revendique la troisième place devant la Wilaya de Rabat (81 millions de DH et 14% des emplois).

    Concernant les investissements étrangers enfin, l'Arabie Saoudite est en tête avec 224 millions de DH dont 88% destinés à la branche chimie-parachimie. Elle est suivie de la France qui a initié des affaires totalisant 73 millions de DH également concentrés dans la chimie-parachimie.

    La Suisse lui emboîte le pas avec 13 millions de DH drainés pour 72% par les industries chimiques et parachimiques.

    Hakima ELMARIKY

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