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    Economie

    Investissements étrangers: La vague asiatique

    Par L'Economiste | Edition N°:292 Le 07/08/1997 | Partager

    Les investissements étrangers se portent bien, 6 milliards à fin juin. Les investissements locaux affichent plutôt un malaise. Quant aux investissements publics, ils vont franchement mal.


    Difficile de cerner l'évo-lution des investissements locaux depuis la suppression des agréments avec l'application de la Charte. Les données disponibles sont éparpil-lées et ne convergent pas toujours dans le même sens. Les banques relèvent un ralentissement du financement des investissements. Des contacts avec quelques grands industriels de la place révèlent que les investis-sements sont même gelés, surtout au niveau des PME/PMI. Le niveau du trafic portuaire, autre indicateur, retrouve à peine son niveau de l'année 1995.
    Pour les investissements étrangers, la tendance est plus nette. A fin juin 1997, ces investissements atteignent près de 6 milliards de DH (selon l'Office des Changes) contre 1,5 milliard sur la même période en 1996. C'est avec grande satisfaction que la Direction des Investissements Extérieurs du Ministère des Finances annonce ce chiffre. "Nous devrions même atteindre le milliard de Dollars comme prévu d'ici la fin de l'année", déclare M. Mohamed Aref Hassani, responsable à cette Direction. En fait, l'optimisme est nourri surtout par la finalisation du contrat avec la multinationale Daewoo quant au projet automobile et électronique, soit 400 millions de Dollars, qui ne seraient d'ailleurs pas déboursés cette année. La présence de Daewoo au Maroc est à l'origine de l'intérêt subit des investisseurs asiatiques pour le pays. Les visites de grands groupes comme Samsung, Lucky Goldstar... se multiplient. La prise de participation de la banque d'affaires japonaise Nomura dans la BMCE a également un impact important sur les opérations à venir. "Tout ceci témoigne de la grande confiance des investisseurs asiatiques à l'égard du Maroc", indique-t-il. Les Sogo-Socha, intermédiaires asiatiques, observent aussi avec grande attention le marché.

    "Cette stratégie de prospection s'inscrit dans leur politique de di-versification. L'Afrique prend de plus en plus une grande im-portance". Jusqu'à il y a quelques années, les principaux investisseurs étrangers au Maroc étaient des Européens. Cela ne veut pas dire pour autant que ces derniers ne s'intéressent plus au pays. Pour preuve, la Direction vient de conclure un mémorandum d'entente avec le groupe espagnol Tabacaleras pour un investissement de 70 millions de DH dans la production de cigares. Autre fait marquant: alors qu'il y a deux ans le nombre de dossiers traités ne dépassait guère 200, actuellement il est de 500. "Les investisseurs sont à la recherche de sécurité. Mais, souvent entre la période de manifestation de l'intérêt et la concrétisation, il peut y avoir plusieurs années. C'est un phénomène tout à fait normal qui est généralement mal compris", souligne M. Hassani.

    Les performances affichées par la Direction des Investissements Extérieurs doivent néanmoins être relativisées. Sur les 6 milliards de DH drainés le premier semestre, la privatisation absorbe 60% de l'investissement étranger. La cession de la Samir et de la SCP y sont pour beaucoup près de 4 milliards de DH.
    De son côté, l'investissement public est franchement en recul. L'Etat est bien rentré dans sa phase d'austérité. A fin mai 1997, cet investissement chute de près 15% à un peu plus de 15 milliards de DH. La politique de compression du déficit budgétaire pousse à une réduction de l'investissement.o

    Fatima MOSSADEQ

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