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    Enquête

    Ingénieurs géomètres topographes: Le président de l'Ordre s'en va

    Par L'Economiste | Edition N°:657 Le 10/12/1999 | Partager

    · M. Abdellatif Belbachir veut "céder la place aux jeunes"

    · Les élections pour la présidence de l'Ordre et des Conseils national et régionaux lancées

    · Le conseiller juridique de l'Ordre des IGT, M. Omar Azziman, actuellement ministre de la Justice, devrait être déchargé de cette fonction


    Le coup d'envoi des élections de l'Ordre des Ingénieurs Géomètres Topographes (IGT) a été donné le 6 décembre dans un palace de Rabat. Treize ingénieurs, dont sept du secteur public et six privés, sont candidats à la relève. L'un d'eux sera élu président de l'Ordre (et en même temps du Conseil national) et deux autres présidents des conseils régionaux. Après un mandat de quatre ans (depuis 1995), le président de l'Ordre, M. Abdellatif Belbachir, "cède la place aux jeunes" selon ses propres termes.
    Premier ingénieur géomètre-topographe du Maroc en 1957, premier président de l'Ordre des IGT, M. Belbachir totalise près de 26 ans à l'Administration de la Conservation Foncière, du Cadastre et de la Topographie (ACFCC). Ce parcours lui aura permis d'assister en 1972 à la création d'une section topographique à l'Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II. Les promotions précédentes ayant été formées à l'Ecole Mohammadia des Ingénieurs.
    A l'occasion du point de presse, donné le jour du lancement des élections, le président sortant de l'Ordre a rappelé que son mandat était une première expérience. Les quatre années ont été consacrées à l'installation de l'Ordre et des autres structures comme les conseils. Des listes d'IGT ont été élaborées chaque année et des journées d'étude (dont le premier congrès) organisées. Sans compter le développement du partenariat avec les départements concernés par la géodésie, la cartographie et la topographie.
    De plus, les IGT ont préparé deux projets importants. Un code de déontologie, déposé au Secrétariat Général du Gouvernement, et un barème des prix de référence. Mais le plan d'action n'a vraiment démarré qu'après le premier congrès des géomètres.
    L'ancien directeur général de l'ACFCC a décidé de consacrer son temps à Social-Agri, la Fondation des Oeuvres Sociales du Ministère de l'Agriculture, et à l'écriture.
    M. Belbachir compte publier prochainement la seconde édition de l'ouvrage "Atlas Hassan II, le Roi militant". Celle-ci comprendra la période comprise entre 1990 et le décès de feu SM Hassan II.
    Le second ouvrage sera consacré à ses vingt-six ans à l'ACFCC. L'ex-conservateur du Royaume se servira de la quarantaine d'agendas qu'il a utilisés pour noter ses rendez-vous, les noms de ses contacts, les sujets du moment, ses impressions, qu'il a soigneusement conservés.


    Les doléances


    Au cours du point de presse du 6 décembre, les ingénieurs géomètres topographes ont insisté sur la nécessité d'appliquer la loi 30-93 régissant la profession et la reconnaissance de leur Ordre.
    Ils rappellent à cet égard que les présidents de l'Ordre, du Conseil national et des deux conseils régionaux (pour cent ingénieurs dans une région, un conseil régional est créé) sont élus, puis nommés par dahir.
    Aussi l'Ordre doit-il être associé et consulté pour toutes les questions se rapportant à la profession. Et de rappeler qu'actuellement, il ne bénéficie d'aucune subvention substantielle, ni de locaux, ni d'affectation de fonctionnaires.
    Par ailleurs, certains IGT réclament "le respect des articles 15 et 45 de la Constitution relatifs à la liberté d'entreprendre (du ressort des parlementaires)". Ils refusent sur ce registre l'application à la profession du décret relatif au système d'agrément pour les marchés publics.
    Tout comme ils rejettent la création d'une section de formation au métier d'IGT au sein de toute école ne relevant pas des compétences de la profession. Puisque, disent-ils " l'IAV Hassan II dispose d'un corps professoral expérimenté, formé depuis les années 80 dans de grandes écoles et universités européennes et nord-américaines. Il est doté d'équipements techniques et informatiques acquis progressivement à grands frais, et chaque année 30 à 40 ingénieurs y obtiennent leur diplôme".
    Aussi le renforcement des moyens de l'IAV est-il jugé préférable en cas de besoins supplémentaires en formation, puisqu'il est sous la tutelle du Ministère de l'Agriculture, comme les IGT.


    Et le conseiller juridique?


    Un autre changement devrait également intervenir à l'Ordre des IGT. Il concerne un de ses membres, le conseiller juridique (l'Ordre des IGT en a un contrairement aux autres), fonction assurée par M. Omar Azziman. Mais, comme il ne peut "être juge et parti", il devrait en être déchargé, en dépit des bonnes relations qui le lient aux IGT.

    Nadia El ASRI

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