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    Informatique: La revanche des clones

    Par L'Economiste | Edition N°:310 Le 25/12/1997 | Partager

    Les clones ou PC issus de l'assemblage de composants d'origine différente ont dynamisé le segment de l'informatique familiale étant donné leur prix bas. Les vendeurs de produits de marque parient eux sur de meilleurs rapports qualité/prix.


    Un ordinateur à 8.000 DH? Pourquoi pas. A l'occasion des fêtes et des primes de fin d'année, il est tentant d'investir dans un ordinateur personnel (PC). Avec kit multimédia, si possible, pour pouvoir profiter des CD-Rom qui déferlent sur les rayons et dont les qualités sont largement vantées par les magazines et journaux spécialisés.
    Côté promotion, les PC issus de l'assemblage (connus plus couramment sous le nom de clones) ont aujourd'hui la part belle. L'éventail des produits est assez large. Tout y est: de la configuration «mini», destinée au béotien de la micro-informatique, au PC ciblant les spécialistes du Méga-bit. Les configurations dépendent bien sûr des besoins de l'utilisateur. Pour les non-initiés, les professionnels (bien qu'ils ne soient pas d'accord sur la configuration type) suggèrent d'examiner principalement le modèle du microprocesseur (qui détermine la puissance de la machine), les tailles du disque dur et de la mémoire vive (ou RAM) et, lorsqu'il s'agit d'un kit multimédia, du lecteur CD-Rom (nombre de vitesses).

    Pour 12.290 DH TTC, on peut aujourd'hui s'offrir un PC multimédia, sans marque, doté d'un microprocesseur Pentium 166 Mhz, d'une RAM de 16 mega octets, d'un disque dur de 1,6 Giga octets (1 Giga-octet équivaut à environ 1 milliard d'octets) et d'un lecteur CD-Rom 24 vitesses. En prime, une carte fax-modem (pour le même prix) pour se connecter sur le réseau des réseaux. Un PC aux mêmes spécifications techniques dépasse allègrement les 15.000 DH TTC dans la gamme des produits de marque et atteint même les 20.000 DH pour un microprocesseur de 200 MHz.
    Pour ceux qui voudraient étaler leur achat dans le temps, les sociétés proposent aussi des facilités de payement, des conventions ayant été signées pour certaines d'entre elles avec des organismes de crédit (Tijari-CTLM). Bien entendu, il est possible de réduire davantage le prix des produits en jouant sur le coût des différents composants.
    Suffit-il pour autant d'investir 9.000 ou 10.000 DH dans un PC sans nom, pour connaître le nirvana du multimédia?

    Ce serait trop facile, estiment les sociétés qui commercialisent les ordinateurs de marque. Pour elles, les clones sont certes très compétitifs mais n'offrent pas toutes les garanties. Non pas que ces PC ne sont pas très performants. En effet, peu d'informaticiens mettent en doute leur fiabilité technique. De toutes les manières, les sociétés qui font de l'assemblage sont à même de changer les pièces défectueuses en cas de problème.
    En revanche, les détracteurs de ce type de produits mettent en garde contre quelques inconvénients. Ils découlent, selon eux, du principe même des PC «clones», à savoir l'opération d'assemblage. Réunir pour des impératifs de coûts des composants d'origine différente ne donne pas toujours la configuration idéale, indiquent-ils. Des problèmes peuvent survenir notamment à la lecture des CD-ROM. Bien des fois le client (le non-initié notamment) ne s'en rend compte qu'à l'utilisation, lorsque l'écran de son ordinateur affiche des messages du genre: «manque de mémoire vive», «ne dispose pas d'une carte son sound blaster» ou encore «d'espace libre sur le disque dur». Le PC peut alors se transformer en une véritable source de déception pour l'acheteur. En particulier lorsque les services après-vente ne sont pas toujours performants. L'on signalera toutefois que les clones ne sont pas les seuls concernés par les problèmes inhérents à la lecture de CD-Rom (voir encadré).

    Autre paramètre auquel l'acheteur doit faire attention: se retrouver avec un PC équipé d'une version Windows 95 certes -ce qui est actuellement proposé dans de nombreuses offres- mais piratée. Gare alors aux éventuelles poursuites si Microsoft décide un jour de faire la chasse aux contrefacteurs.
    Qu'en pensent les sociétés qui animent le marché de l'assemblage informatique?
    Il est vrai que, lorsque l'assemblage sort du domaine des composants performants et connus, des dysfonctionnements ne sont pas exclus, affirment-elles. «Les PC de marque peuvent être concernés aussi. Vous savez, quand vous achetez une limousine vous n'êtes pas non plus à l'abri de petites défaillances».


    CD-Rom: Des précautions


    Actuellement, les professionnels de l'informatique soulignent qu'il faut utiliser un modèle doté d'un microprocesseur de type pentium à 120 MHz, voire de 200 MHz et d'au moins 16 mégabits de mémoire vive (RAM) pour exploiter les CD-Rom les plus récents. Pour autant, les problèmes ne sont pas entièrement réglés. Les CD-Rom peuvent à la lecture copier des fichiers, en modifier d'autres et également occuper une part conséquente du disque dur. Certains jeux sur CD-Rom vont jusqu'à squatter plusieurs centaines de méga-octets. De quoi saturer, avec trois ou quatre CD-Rom seulement, un disque dur. Des programmes accessoires, tel le logiciel Quicktime créé par Apple, sont parfois nécessaires.

    Mohamed BENABID

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